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Amizour (Béjaïa)

La décharge publique éradiquée

C'est la deuxième décharge du genre si l'on compte celle située sur la Nationale 26, à l'entrée est de la ville de Sidi Aïch.

La décharge publique, qui a longtemps empoisonné la vie des usages de la route qui relie la commune d'El Kseur à Amizour, a été éradiquée depuis avant-hier. Cette dernière a enfin répondu aux attentes des usagers mais également à celles des riverains. Elle représentait une menace pour la santé publique tout comme les centaines d'autres décharges sauvages, qui sont en passe de provoquer une véritable catastrophe écologique. C'est la deuxième décharge du genre si l'on compte celle située sur la Nationale 26, à l'entrée est de la ville de Sidi Aïch.
L'élimination de ces deux décharges est, certes, salutaire mais cela ne réglera pas pour autant la problématique des décharges sauvages, qui se pose toujours avec acuité dans la wilaya de Béjaïa. À Béjaïa, on peine à s'en débarrasser. Les plus dangereuses sont celles situées sur le lit des oueds. Soummam et Aguerioune, dans la daïra de Souk El Tenine en comptent des dizaines à recevoir quotidiennement des tonnes d'ordures ménagères des communes environnantes. C'est, en fait, une menace sérieuse qui pèse sur les habitants, de la dizaine de villages proches. Etant en marge, la question environnementale rend les villes invivables en raison des fumées qui se dégagent des décharges publiques. En plus d'être une menace pour la santé, les décharges sont près de causer une «véritable catastrophe écologique». Erigées à ciel ouvert sur le lit des rivières; et comme un malheur n'arrive jamais seul, plusieurs décharges sauvages sont venues s'ajouter à celles existantes le long des oueds, à chaque crue, les immondices sont charriés jusqu'à la mer, qui seront pas la suite rejetés sur les plages.
Des défenseurs de l'environnement n'ont cessé, depuis, de tirer la sonnette d'alarme quant à la détérioration de l'environnement dans ces zones. Il va de soi que les répercussions sur la flore et la faune de ces endroits seront catastrophiques.
Sur la côte ouest de Béjaïa, en langeant les RN 24, 09 et 26, les accotements et les chaussées sont envahis par des détritus et des déchets en tous genres. Ils sont devenus le réceptacle de bouteilles en plastique, de canettes et de bouteilles de bière vides.
Avec le pressing continu exercé par les associations sociales, les exécutifs communaux ont fini par mettre à la disposition de la population locale des engins et des camions pour le ramassage des ordures ménagères jetées sur la chaussée. On s'y rend tous les week-ends pratiquement.
Et ce n'est pas faute de projets. Le secteur de l'environnement devrait connaître, depuis longtemps, une nouvelle dynamique, au regard des projets retenus.
Le dossier de l'environnement aux défis énormes, aux échelles locale, régionale et nationale, a vu une série de «mesures urgentes» visant à améliorer la situation de l'environnement et la prise en charge des problèmes majeurs de gestion des déchets ménagers auxquels fait face la wilaya depuis de nombreuses années. Ces mesures consistent en la réalisation de plusieurs ouvrages déjà inscrits mais restés en souffrance pour plusieurs raisons, dont les oppositions citoyennes.
Actuellement, pas moins de 36 décharges sauvages ont été recensées sur le territoire de la wilaya, qu'il faudra bien éradiquer un jour.

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