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Numérisation, grands projets, action sociale…

Ce qui attend le nouveau Premier ministre

Le nouveau Premier ministre devra donner un coup d’accélérateur à l’action du gouvernement.

Le nouveau Premier ministre, Ennadir Larbaoui, succède à Aïmene Benabderrahmane qui totalise plus de deux ans à la tête du gouvernement. Dans ce laps de temps, des dossiers ont avancé et connu une concrétisation sur le terrain. D'autres attendent encore de sortir des cartons. Larbaoui aura certainement la mission de «fouetter» certains secteurs qui semblent avoir quelque difficulté à suivre le rythme de la dynamique sociale et économique imprimée par le président de la République. En d'autres termes, le nouvel Exécutif colmatera quelques brèches dans l'édifice de la relance économique et consolidera le front social, à travers une meilleure maîtrise dans la gestion de certains dossiers sur les «ratés» de l'équipe Benabderrahmane. Ce n'est pas que ce dernier ait mal fait son travail à la tête du gouvernement, mais il est apparu des dysfonctionnements dans la conduite des affaires publiques lesquelles, faut-il le rappeler, ont amené le chef de l'État à recadrer le gouvernement sur des lenteurs dans l'exécution des instructions de la présidence de la République. Abdelmadjid Tebboune a, en effet, à maintes reprises, pointé la lourdeur de la machine administrative et donné des échéances précises pour la finalisation de dossiers qui traînaient en longueur et donnaient l'impression aux citoyens que l'Exécutif faisait du surplace. Le processus de numérisation de l'administration constitue un facteur limitant de l'action de l'État et qui empêche une lutte efficace contre la bureaucratie et la corruption. Il serait injuste d'accabler le Premier ministre sortant, puisque de réelles avancées ont été réalisées, mais il faut aussi signaler que la «masse critique» des réformes n'a pas été atteinte, ce qui réduit de la visibilité des acquis engrangés par le gouvernement.
Il reste que ce n'est pas le seul reproche qu'on pourrait faire au gouvernement sortant, dont quelques secteurs ont montré des limites dans leur fonctionnement, de sorte à ce qu'une certaine incompétence a conduit à des situations qui ont eu des conséquences sur le quotidien des citoyens. Des perturbations dans le circuit de distributions, des incompréhensions face à la lenteur de promulgation de textes d'applications d'importantes lois et autres «petits» désagréments qui ont fait que les décisions prises en Conseils des ministres ne parviennent pas au stade de l'exécution dans des délais acceptables.
Ennadir Larbaoui devra assainir ces situations sans attendre. En prenant le train en marche, il ne bénéficie pas de la fameuse période de grâce, puisqu'il se doit d'être efficace et redonner de la visibilité dans les toutes premières semaines de son action. Il dispose de quelque 13 mois d'exercice qui correspondent à la cinquième année du premier mandat présidentiel. Dans ces délais, le nouveau Premier ministre devra, en plus de rattraper les retards dans certains secteurs, engager des projets importants et en finaliser d'autres, actuellement en phase de maturation. Les grands projets dans les industries minières et pétrolières, les énergies renouvelables, d'ambitieux chantiers, à l'image du gazoduc Algérie-Italie, dont la décision finale pour sa réalisation devra être prise à la fin de l'année, l'accélération du rythme des IDE, la concrétisation du statut de l'auto-entrepreneur, et bien d'autres projets sur lesquels mise le président de la République pour consolider le cap de la nouvelle Algérie.
En une année donc, le nouveau Premier ministre devra donner un coup d'accélérateur à l'action du gouvernement. L'Exécutif avait besoin d'un nouveau souffle, a dû estimer le chef de l'État qui, à bien suivre le propos de Larbaoui après la passation de consignes avec son prédécesseur, la principale consigne du président Tebboune a été de maintenir coûte que coûte le caractère social de l'État. Le nouveau Premier ministre se met au service du citoyen. Celui-ci, comme l'a d'ailleurs souligné le président de la République, est l'alpha et l'omega de l'action de l'État. Le gouvernement Larbaoui ne fera pas exception.

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