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Fibre optique

Aoun : «La production locale sera augmentée»

«Imetal» produit environ 20 000 km de fibre optique, mais n’arrive pas à répondre à la demande nationale.

Le ministre de l'Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, a indiqué, hier à Alger, que son département ministériel avait procédé à l'accélération du processus d'augmentation de la production locale de fibre optique, en application des instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Invité du Forum de la Radio (chaîne 1), Ali Aoun fait savoir qu'il s'était réuni, hier, avec les responsables de l'entreprise publique relevant du groupe «Imetal» spécialisée dans la production de fibre optique, ainsi qu'avec d'autres producteurs privés, aux fins
d' «intensifier la production».
Le groupe produit environ 20 000 km de fibre optique «mais n'arrive pas à couvrir les besoins du secteur des télécommunications, c'est pourquoi nous nous attelons à accélérer la production en vue de couvrir les besoins de ce secteur», a ajouté le ministre.
Pour rappel, le président de la République avait enjoint, lors du Conseil des ministres du 22 mai courant, au ministre de l'Industrie d'engager la production locale de fibre optique, parallèlement au projet de sa généralisation et de son financement. Évoquant, par ailleurs, les entreprises publiques employant 94 000 travailleurs, Ali Aoun a indiqué qu'elles avaient réalisé, en 2023, un chiffre d'affaires de 500 mds DA, tandis que leurs exportations avaient atteint environ 450 millions USD, un chiffre réalisé principalement par la société «Algerian Qatari Steel».
Évoquant le textile et les cuirs, le ministre a précisé que cette industrie a «subi un coup dur par le passé, en raison de l'ouverture des importations au détriment du produit local», mettant en avant à ce propos les efforts consentis par le Groupe textiles et cuirs «Getex» pour améliorer la qualité des produits. «Après 3 ans, cette industrie retrouvera sa place», a-t-il assuré.
Le ministre a également fait savoir que l'usine «Koutama Agrifood» de trituration des graines oléagineuses et de fabrication d'aliments de bétail à Jijel entrera en service d'ici fin 2024, tout comme la raffinerie de sucre dans la zone industrielle de Larbatache à Boumerdès.
Selon Ali Aoun, «la relance économique se réalise à travers un partenariat public-privé», ajoutant que «Saidal» assurait actuellement la production de certains produits au profit de producteurs privés.
Après avoir évoqué les exportations en sidérurgie qui «a atteint un milliard USD, l'année passée», le ministre a indiqué qu'un nombre d'usines réalisaient des projets d'extension, à l'instar du groupe privé ««Tosyali» qui a entamé, cette semaine, la production du fer plat utilisé dans la production automobile et de l'électroménager. Quant au ciment, il a relevé que la capacité de production actuelle était estimée à 40 millions de tonnes, réparties entre les deux secteurs public et privé, tandis que les exportations s'étaient levées, l'année passée, à 400 millions USD, ajoutant que le travail était en cours pour diversifier la production du ciment en Algérie.

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