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Moyen-Orient

Poutine en visite aux Émirats et en Arabie saoudite

Aux Émirats comme en Arabie saoudite, Vladimir Poutine va surtout exposer sa vision de la situation internationale, notamment en ce qui concerne l'agression barbare sioniste en Palestine occupée.

Le président russe, Vladimir Poutine, était hier à Abou Dhabi, première étape d’une courte visite diplomatique aux Émirats arabes unis puis en Arabie saoudite, pour évoquer la situation à Ghaza et les enjeux du marché pétrolier. Le dirigeant russe que les Occidentaux cherchent à isoler, depuis l’opération spéciale en Ukraine, a quelque peu réduit ses déplacements à l’étranger, mais il compte effectuer un retour remarqué sur la scène internationale. Visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, il réservait jusque-là ses visites, disent les médias occidentaux, à ses plus proches alliés. Hier, il est «arrivé en visite de travail aux Emirats arabes unis», a indiqué la chaîne Telegram du Kremlin, qui a diffusé des images montrant le président accueilli sur le tarmac par le ministre émirati des Affaires étrangères, cheikh Abdallah ben Zayed Al Nahyane. Poutine doit notamment aborder «le conflit israélo-palestinien», ainsi que la réduction de la production de pétrole dans le cadre de l’Opep+ dont la Russie est membre, selon un communiqué du Kremlin. L’Opep+ est une alliance formée par les 13 membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et dix pays partenaires parmi lesquels la Russie. A son arrivée, Vladimir Poutine s’est rendu au palais présidentiel de l’émirat, où l’accueillait son homologue Mohammed ben Zayed al-Nahyane. Il a eu droit à un accueil particulier : des dizaines de soldats en armes lui ont rendu les honneurs, tandis qu’une patrouille aérienne a sillonné le ciel avec des fumigènes aux couleurs du drapeau russe tandis que des salves de canon se faisaient à proximité, selon la vidéo diffusée par le Kremlin. Avec Mohammed ben Zayed al-Nahyane, Vladimir Poutine a prévu de parler commerce, a précisé le Kremlin.
Les Emirats sont «le principal partenaire économique» de Moscou dans le monde arabe, a souligné le service de presse du Kremlin, et leur coopération «est en hausse».
Le programme ne fait toutefois pas mention de la COP28, qui se tient à Dubaï.
Vladimir Poutine se rendra ensuite en Arabie saoudite pour y rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane.
Les deux dirigeants doivent discuter investissements ainsi que de «leur coopération dans le secteur de l’énergie», garante d’une «situation stable et prévisible» sur le marché international, selon le communiqué du Kremlin. Aux Emirats comme en Arabie Saoudite, Vladimir Poutine va surtout exposer sa vision de la situation internationale, notamment en ce qui concerne l’agression barbare sioniste en Palestine occupée, et les «façons de promouvoir la désescalade», d’après la présidence russe. Vladimir Poutine, que les Occidentaux voudraient traiter en paria, a volontairement été absent des dernières grandes rencontres internationales, y compris le sommet du G20 en Inde et des BRICS en Afrique du Sud, au mois d’ août. Il avait justifier ces choix par la volonté de ne pas «causer de problème» aux pays organisateurs, pressés par les Etats-Unis d’adhérer à leur stratégie. En octobre, il avait été reçu en grandes pompes, en Chine, par son homologue, Xi Jinping, en marge du forum des Nouvelles routes de la soie. Peu de temps auparavant, il était au Kirghizstan, pays très proche de Moscou, pour son premier voyage à l’étranger depuis le mandat d’arrêt émis par la CPI. Mais le président russe trouve désormais un contexte international plus favorable à ses positions comme à ses intérêts. La contre-offensive ukrainienne, très attendue par les alliés occidentaux, notamment les Etats-Unis, s’est fracassée cet été contre les défenses de l’armée russe dont le potentiel technologique a mis en échec les livraisons massives d’armes « sophistiquées » de Washington et des puissances européennes. Quant au soutien inconditionnel des Occidentaux à Kiev, il montre des signes évidents d’essoufflement, à la faveur de divisions internes, notamment aux Etats-Unis où l’administration Biden se heurte à des Républicains hostiles à des dépenses jugées inconsidérées, comme l’ avait d’ailleurs pronostiqué le Kremlin. A l’intérieur de la Russie, les revenus pétroliers se sont envolés, l’opposition au Kremlin instrumentalisée par l’Occident a été méthodiquement contrecarrée et Vladimir Poutine se prépare à lancer en mars la campagne pour une réélection dont tout porte à croire qu’elle sera validée par le peuple russe qui a retrouvé, en quelques années, sa grandeur et la confiance en sa destinée.

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