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Presse algérienne : Acte II

Séduisante et exaltante. L'expérience de l'ouverture médiatique en Algérie, la première dans le Monde arabe, reste l'un des principaux acquis du grand virage entamé par l'Algérie après les évènements d'octobre 1988. Quelques années plus tard, les journalistes, comme les services de sécurité et le reste de la société civile, sont allés au front payer une dîme de sang pour que la République reste debout. Une belle aventure intellectuelle stoppait net la conjonction de deux facteurs. Le premier est que les pouvoirs publics, bousculés par des préoccupations plus urgentes, disait-on, ont laissé en jachère ce secteur. Le second facteur découle du premier. La nature ayant horreur du vide, ce désengagement de l'État a ouvert la voie à des puissances de l'argent. Erreur fatale pour le secteur de la communication qui y laissera des plumes, puisque l'entrée en scène de ces puissances de l'argent ont fini par phagocyter le métier et les professionnels avec. C'était la course à qui ramassera le jackpot d'une manne publicitaire censée soutenir les professionnels des médias, alors qu'elle atterrissait dans les comptes de personnes totalement étrangères au métier. De la grande effervescence médiatique du début des années 1990, il n'en reste qu'un champ de ruines où les meilleurs sont isolés ou vaincus et les médiocres ont des allures d'astres scintillants. Il fallait arrêter le massacre! Il est inconcevable que l'État continue à soutenir des journaux sans réel impact. L'intervention certes ferme du président de la République a ce mérite d'une action salvatrice. Il fallait agir pour sauver un patrimoine, un savoir-faire et une mémoire. «Organisez-vous, je suis là pour vous aider!» était le leitmotiv du président Tebboune. Depuis, la balle est dans le camp des professionnels des médias.
Beaucoup de citoyens ignorent que le président Tebboune n'est pas étranger au secteur de la presse. En 2000, alors qu'il était ministre de la Communication, il a avait chargé une équipe d'experts pour trouver un logiciel à même de calculer la surface publicitaire des journaux.
À cette époque, il y avait un fonds d'aide à la presse dont le montant était estimé à 80 millions DA. Ce fonds a été bloqué par l'ancien régime avant d'être dissous en 2016. C'est également lui, qui a aidé à la création du Conseil d'éthique et de déontologie présidé par le défunt Zoubir Souici. Avec la batterie de mesures révolutionnaires annoncées depuis hier, Tebboune a décidé d'ouvrir une nouvelle ère médiatique en Algérie. Le reste, tout le reste est une affaire de professionnels. C'est à eux d'agir...

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