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Le consensus algéro-turc

Fruit d'un long processus historique qui remonte à la régence d'Alger à l'époque de l'Empire ottoman, les relations algéro-turques se sont raffermies avec le temps. Par ces interactions mutuelles, les deux pays partagent de nombreuses similitudes culturelles, notamment sur le plan religieux, les deux pays étant majoritairement musulmans sunnites. S'il a fallu attendre les années 2000, pour voir façonner ces relations autour de dossiers diplomatiques précis tels que la question palestinienne ou la crise libyenne. Mais le vrai consensus politique algéro-turc sur les principaux dossiers régionaux et internationaux s'est consolidé en 2019 avec l'arrivée de Abdelmadjid Tebboune à la tête de la République. Il faut souligner à ce titre que le premier chef d'État étranger à rendre visite au président Abdelmadjid Tebboune au lendemain de l'élection à la tête du pays, en décembre 2019, a été son homologue Recep Tayyip Erdogan, qui est arrivé à Alger en janvier 2020. Plus qu'une simple visite protocolaire mais un message de sincérité d'Ankara envers Alger. Le résultat ne s'est pas fait attendre puisque les rapports algéro-turcs ont connu un «développement qualitatif». Le «consensus politique» s'est renforcé à travers l'engagement commun en faveur des principes et des valeurs consacrés dans la Charte des Nations unies ainsi qu'à travers les démarches du président de la République,Abdelmadjid Tebboune, visant à faire prévaloir la logique du dialogue et du droit international pour résoudre les crises et conflits à travers le monde.
Au plan économique l'Algérie est le deuxième partenaire commercial de la Turquie en Afrique, tandis que la Turquie est le premier investisseur étranger hors hydrocarbures en Algérie avec un total de plus de 6 milliards de dollars avec comme objectif d'atteindre à terme 10 milliards de dollars.
Une autre convergence et pas des moindres s'est dégagee depuis ces trois dernières années; elle concerne le continent africain. Aussi bien l'Algérie que la Turquie, veulent s'implanter durablement sur ce marché à forte progression et lieu de ressources naturelles. Dans sa stratégie africaine très affirmée, la Turquie mise énormément sur «la porte sublime d'Alger» pour étendre sa présence politique, assurer ses intérêts économiques et sécuriser les marchés qu'elle a arrachés aux puissances traditionnelles sur le continent, notamment la France.

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