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Jeux d’ombres sanglants

Il aura suffi aux États-Unis de Joe Biden d'intimer l'ordre d'une pause minimale dans le génocide entrepris à Ghaza pour que le sinistre Netanyahu, plus que jamais acculé par l'inévitable échéancier du bilan politique et militaire, s'exécute aussitôt, après avoir défié le Conseil de sécurité de l'ONU, incapable quant à lui d'imposer sa décision à l'entité sioniste. Mais là s'arrête la supercherie américaine et les sionistes savent bien que le feu vert leur a été donné, depuis le 7 octobre, pour un nouvel expansionnisme, de nature à consumer le peu qui reste des territoires palestiniens. C'est dire combien le peuple palestinien n'a pas fini de verser du sang et des larmes, sur ces terres spoliées par l'agression barbare des uns et le silence mortel des autres. Certains osent même prétendre, la main sur le coeur, leur refus de plonger dans le chaudron de Ghaza au motif qu'il pourrait constituer une nouvelle épreuve pour leur propre sécurité, d'ailleurs précaire. Ils oublient, cependant, que la raison d'être du sionisme est de maintenir toute la région moyen-orientale dans un abîme d'insécurité permanente, histoire de garantir au parrain impérialiste la domination du pétrole et du gaz, pour les siècles des siècles, quand bien même des menaces chinoise et russe se profilent à l'horizon. Il en va, ainsi, de quelques États arabes qui ont littéralement tourné le dos à la cause palestinienne, certains ayant même embrassé la main sioniste, toute ensanglantée qu'elle soit du sang des «frères» palestiniens, enfants, femmes, vieillards et blessés de Ghaza et de Cisjordanie occupée. Quand on usurpe des titres hautement symboliques de l'Islam, tel le comité Al Qods, la décence voudrait qu'on manifeste un minimum d'empathie envers le martyre que le sionisme et ses alliés occidentaux infligent, ouvertement, aux Palestiniens, bafouant et le droit international et les conventions, tant vantées en d'autres temps et d'autres lieux par ceux-là même qui nient le génocide et crient au «droit de défense» sioniste lorsque le loup attaque. Plus encore, ces faussaires jettent un voile «pudique» sur le massacre qui se poursuit, depuis plus d'un mois, dans des conditions inhumaines de siège et de blocus généralisés, et n'hésitent pas à lancer des mises en garde à l'adresse de ceux qui s'insurgent contre l'infamie. Versés dans l'art de l'hypocrisie diplomatique et retors en diable quand il faut vanter le partenariat «mutuellement bénéfique» pour mieux faire avaler la pilule du pillage des ressources et celle des bienfaits de la colonisation, ils jouent une pièce de théâtre, atroce et cynique, depuis des siècles, face aux peuples opprimés, dont le peuple palestinien.

De Quoi j'me Mêle

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