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De Biden à Netanyahu

À peine arrivée à Ghaza, hier, la présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric, a déploré, sur le réseau social X (ex-Twitter), les souffrances «intolérables» de la population palestinienne, confrontée à une agression barbare de l'armée sioniste qui a remplacé les bombes au phosphore, au Nord de l'enclave, par des bombes à guidage par IA, dans le Sud où le nettoyage ethnique est engagé. «Je suis arrivée à Ghaza, où les souffrances de la population sont intolérables» a-t-elle écrit. «Je réitère notre appel urgent pour que les civils soient protégés, conformément aux lois de la guerre et que l'aide puisse entrer sans entrave» a-t-elle ajouté. Mais qui prête attention aux cris d'alarme, provenant aussi bien des ONG que des Nations unies, auxquels se greffent les nombreuses manifestations, partout dans le monde, pour un cessez-le-feu immédiat. Ni l'entité sioniste, ni son allié inconditionnel Joe Biden, vent debout malgré une nouvelle chute, et dont les observateurs américains, eux-mêmes, disent qu'il est plus sioniste que Donald Trump, ne veulent renoncer au plan convenu qui vise à faire de Ghaza un no Palestinian's land. Ils sont confortés, en cela, par le silence édifiant des États normalisés qui ont fait de la Ligue arabe un machin sans aucune consistance, et par le soutien inconditionnel des autres alliés occidentaux, trop heureux de fermer les vannes en direction de l'Ukraine au moment où les enjeux électoraux sont devenus incertains. Lors de la toute dernière réunion de cette «Ligue» arabe, l'Algérie avait proposé, avec le soutien de la Syrie, du Liban, de l'Irak et du Yémen, une batterie de mesures d'urgence pour faire front contre l'agression barbare sioniste mais, une fois de plus, les États normalisés ont fait barrage et prouvé leur allégeance à une politique occidentale qui sacrifie le peuple palestinien à de féroces appétits pétroliers. Telle est la triste réalité depuis les fourberies d'Oslo et de Camp David grâce auxquelles le sionisme a propulsé ses tentacules, non seulement au Moyen-Orient mais aussi au Maghreb et en Afrique. Sans une prise de conscience des peuples concernés, le péril est en la demeure. Il suffit, pour s'en convaincre, de se rappeler l'épisode du retour avorté de l'entité sioniste dans l'Union africaine, par Makhzen interposé, parce que de nombreux pays du continent ne pouvaient imaginer, même dans leur pire cauchemar, le génocide qu'endure, depuis deux mois, le peuple palestinien martyr à Ghaza et en Cisjordanie occupée.

De Quoi j'me Mêle

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