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Le pétrole a clôturé la semaine à plus de 82 dollars

Le baril patine

Le Brent de la mer du Nord a rebondi à 82,12 dollars, vendredi, après quatre séances de baisse consécutives.

Le pétrole continue de broyer du noir. Il a perdu environ 7 dollars en un mois et reste pratiquement au même palier que celui de la semaine achevée le 10 mai touchant son plus bas niveau jeudi dernier. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a, en effet, reculé de 0,65%, pour clôturer à 81,36 dollars. Son équivalent américain, le West Texas Intermediate pour la même échéance a cédé pour sa part 0,90%, à 76,87 dollars. Plus tôt, la référence européenne du marché de l'or noir (Brent) était descendue à son plus bas niveau depuis mi-février. La référence américaine (Wti) en avait fait autant pour la première fois depuis près de quatre mois. Quelles sont les raisons de ce coup de pompe?
Les cours du pétrole se sont repliés jeudi pour la quatrième séance d'affilée, déprimés par les signes de résilience de l'activité économique américaine, qui laissent présager d'une poursuite de la politique de taux d'intérêt élevés, nous dit-on. Ce recul notoire a en effet commencé lundi. Les cours du pétrole ont reculé passant outre le décès accidentel du président iranien pour se concentrer davantage sur la demande, dont la santé fait question.
Les spécialistes y vont de leurs commentaires. «La prime de risque sur l'offre continue à diminuer», a indiqué Daniel Ghali, de TD Securities. Malgré sept mois de guerre à Ghaza, des attaques en mer Rouge ou des frappes sur Israël et sur l'Iran, «il n'y a eu aucune perturbation des livraisons» d'or noir, a fait remarquer l'analyste. Les cours «n'ont pas vraiment réagi aux décès du président Iranien Ebrahim Raïssi et du ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian», victimes du crash de l'hélicoptère dans lequel ils voyageaient, le 19 mai, ont renchéri les analystes d'Eurasia Group. «Le fait que les premiers éléments accréditent la thèse d'un accident a dissipé les craintes d'une escalade sérieuse au Moyen-Orient», ont-ils ajouté.
La glissade s'est poursuivie le lendemain. Les prix du pétrole se sont, en effet, repliés mardi, les investisseurs s'accommodant du risque géopolitique tandis que l'administration américaine a pris l'initiative de tenter de faire baisser les prix de l'essence avant la saison des déplacements estivaux en libérant un volume de réserves d'essence sur le marché.
Le département américain de l'Énergie a annoncé qu'il mettait en vente un million de barils d'essence issus de ses réserves conservées dans le nord-est, une initiative «stratégiquement choisie pour maximiser l'impact sur les prix à la baisse au moment où les Américains prennent le volant», a indiqué un communiqué du gouvernement US. Cette démarche intervient juste avant le long week-end de Memorial Day aux États-Unis qui marque le début officieux de l'été et des déplacements en voiture. «Avec Memorial Day qui arrive et le début de la saison des déplacements, l'administration Biden-Harris prend l'initiative de baisser les coûts de l'essence en vendant un million de barils», a expliqué la porte-parole de la Maison-Blanche Karine Jean-Pierre. Le Brent cédera 0,99% à 82,88 dollars alors que le WTI reculera de 0,67% à 79,26 dollars. Les cours du pétrole enchaîneront une troisième séance consécutive de baisse, mercredi, malgré le sursaut de la demande d'essence aux États-Unis. Après six semaines consécutives sous le seuil symbolique des 9 millions de barils par jour, elle a atteint 9,3 millions durant la semaine achevée le 17 mai. Cela ne suffira pas pour faire rebondir les prix. Le sursaut n'aura lieu que vendredi. Les cours du pétrole ont ainsi mis un terme, à une série de quatre séances négatives de suite, à la faveur d'un rebond technique et de positionnements avant un long week-end férié aux États-Unis. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du pétrole algérien pour échéance en juillet progressera de 76 cents pour terminer la semaine à 82,12 dollars.
Un niveau, qui dépasse de plus de 22 dollars celui qui a servi de calcul à la loi de finances du pays, confectionnée sur la base d'un baril à 60 dollars. Il n'y a, donc, pas le feu pour l'Algérie...

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