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Le pétrole monte au-dessus de 85 dollars

Le baril euphorique!

Celui de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 85,03 dollars. Soit 0,78 dollar de plus que la veille, hier à 15h45.

Après une première séance de la semaine euphorique les cours de l'or noir semblaient vouloir rester sur cette dynamique hier. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 85,03 dollars hier à 15h45. Soit 78 cents de plus que la veille. Son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI), avec échéance en juillet, progressait de son côté de 99 cents à 81,32 dollars. Les deux références du marché mondial de l'or noir qui ont connu une remontée notoire de plus de 5 dollars depuis le 7 juin dernier donnaient l'impression de ne pas vouloir s'arrêter en si bon chemin. Les cours du pétrole se sont affaissés légèrement hier en début de séance, retombant après leur poussée de la veille, de nouveau plombés par des inquiétudes sur la demande, avant de se reprendre.
«Après l'impressionnant bond» des prix hier (lundi, Ndlr), «la faiblesse actuelle» des cours semble n'être qu'une inversion temporaire des prix par rapport à la tendance du moment, motivée par des prises de bénéfices, notait Tamas Varga, de PVM Energy. Le Brent avait bondi de 1,97% tandis que le WTI s'était bonifié de 2,40%.
La récente «augmentation des stocks américains implique que la demande estivale n'a pas encore démarré», ce qui va dans le sens d'une baisse des prix, a spéculé l'analyste. L'évolution des cours dépendra des prochains chiffres sur les réserves américaines, publiés jeudi par l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) au lieu de mercredi, en raison d'un jour férié aux États-Unis. Une thèse qui a été battue en brèche la semaine dernière puisque les cours ont tout de même avancé malgré une nette hausse des réserves commerciales américaines. Les prix avaient, certes, oscillé, ballottés entre la surprise de réserves de brut américaines plus importantes que prévues, les données sur l'inflation américaine qui faiblit et les annonces de la Réserve fédérale qui ont soutenu le dollar, pour terminer, malgré tout, en petite hausse. Les stocks commerciaux de pétrole brut ont, il faut le rappeler, sensiblement augmenté durant la semaine achevée le 7 juin, selon des informations publiées mercredi dernier par l'Agence américaine d'informations sur l'énergie (EIA), un mouvement justifié par la hausse des importations et le reflux des exportations. Ces réserves avaient crû de 3,7 millions de barils alors que les analystes tablaient sur une contraction de 1,5 million de barils, selon un consensus établi par l'agence Bloomberg. Ce qui n'a pas empêché les prix d'aligner une quatrième séance de hausse consécutive avant de terminer la semaine qui s'est achevée le 14 juin en léger repli. Mais qu'à cela ne tienne, les cours ont donc repris leur marche en avant dès la première séance de la semaine en cours. Et de manière éclatante. Les cours du pétrole avaient, en effet, hésité, lundi, pris entre les feux d'une production industrielle ralentie en Chine, mauvais signal pour la demande en or noir, contrebalancée par le renforcement des attentes de baisses de taux américains, qui tire au contraire les prix vers le haut. Ils ont fini par rebondir significativement dans un marché pourtant privé de nouvelles d'importance, à cause d'un mouvement lié, en partie, à la reprise d'achats spéculatifs. Un élan qui ne s'est pas brisé hier et qui pourrait perdurer car l'Opep+ serait décidé à soutenir les prix.
«Le marché a le sentiment d'avoir réagi trop brutalement» après la réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés de l'accord Opep+, le 2 juin, a fait remarquer Andy Lipow de Lipow Oil Associates. On garde en mémoire, en effet, le plongeon des prix juste après ce rendez-vous. «Il faut garder à l'esprit que l'Opep peut encore changer d'avis et prolonger ses coupes de production volontaires jusqu'à la fin de l'année», a averti l'analyste. A bon entendeur...

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