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Soirées de Ramadhan

Hacène Ahrès ressuscite Matoub

C’est un hommage inédit et d’une prégnance indescriptible qui a été rendu par le grand chanteur kabyle Hacène Ahrès à l’immortel et unique Matoub Lounès, lors de la soirée mémorable qu’il a animée jeudi dernier à la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou.

Aucun des spectateurs ne s'attendait à une telle improvisation de la part d'un artiste au talent indéniable et confirmé qui s'appelle Hacène Ahrès. Certes, à chacun de ses galas, Hacène Ahrès nous a habitués à rendre hommage à Matoub en interprétant ses chansons mais cette fois il a vraiment innové. Et de quelle manière! Hacène Ahrès a choisi de n'être que l'élément déclencheur de cet hommage et son modérateur. Hacène Ahrès a réussi la prouesse de faire des mille personnes présentes dans la salle une chorale qui a interprété en choeur et avec une maîtrise des plus surprenantes pas moins de quatre chansons du Rebelle Matoub Lounès. Hacène Ahrès a ainsi entamé son spectacle avec «Al âamriw», l'une des chansons cultes de Matoub.
Tous les spectateurs et surtout les spectatrices, se sont mis à chanter à l'unisson ce titre qui raconte et dépeint la souffrance de Matoub après les événements d'octobre 1988 et sa soif inextinguible de retrouver les siens et sa Kabylie natale. Hacène Ahrès lui-même a été surpris par cette réactivité des plus chaleureuses de la part d'un public formidable qui mérite la note de 10 sur 10, comme l'a si bien affirmé Hacène Ahrès entre deux chansons. Ce dernier, tellement attaché à Matoub, à son oeuvre et à sa mémoire, ne sait pas vraiment comment il se retrouve en train de chanter une chanson de Matoub à chacun de ses spectacles. C'est ainsi qu'il a également remis au goût du jour «Yets-segikh w uliw», chanson d'amour inénarrable figurant dans l'album de Matoub, intitulé «Assirem» (1996).
Le public est une nouvelle fois emballé et «empêche» presque Hacène Ahrès de chanter tout seul, comme le veut la norme. Loin d'être gêné par cet «envahissement» heureux de la part du public, Hacène Ahrès s'est au contraire livré à coeur joie à cet exercice envoûtant.
Hacène Ahrès a également interprété une autre chanson de Matoub «Ad hajregh uliw yetchour», dans la même ambiance et surtout dans la même communion avec son public. Et, cerise sur la gâteau, il a terminé, encore avec Matoub: «Achehal sâa anrouh». «Il le mérite», a tout simplement répondu Hacène Ahrès quand on lui a fait la remarque ayant trait au fait qu'il ait chanté plusieurs chansons du Rebelle en cette soirée magique, à tout point de vue. Hacène Ahrès, chantre de l'amour par excellence, a gâté ses fans puisqu'il a interprété ses plus succulents titres dans ce registre.
Le public, surtout féminin, n'a pas cessé de revendiquer certaines chansons que Hacène Ahrès n'a pas hésité à ajouter à son programme, parfois sans les avoir prévues au préalable. Il y avait, certes, des préférences pour certains titres ayant marqué plusieurs générations et «Tabrats n wul» a incontestablement été le titre qui revenait le plus sur les lèvres des spectatrices et des spectateurs. Quand Hacène Ahrès s'est mis à interpréter cette chanson, la salle s'est enflammée. Et ce sont presque tous les fans qui répétaient simultanément avec leur idole les paroles de cette chanson. Ce qui a poussé Hacène Ahrès à faire cette remarque: «On dirait que vous étiez avec moi quand j'ai composé cette chanson!». Hacène Ahrès a été visiblement très satisfait du déroulement de cette soirée qui avait un cachet exceptionnel et unique.
L'harmonie entre l'artiste et son public a été des plus accomplies. Hacène Ahrès a même interprété une chanson inédite.
L'orchestre a été invité à une petite pause, le temps que Hacène Ahrès interprète cette nouvelle merveille intitulée «Ewet ennah» et qui figurera dans le prochain album de l'auteur de la célèbre «Sedhsits».
Un nouvel album qui sera mis à la disposition du public avant l'été prochain puisqu'il est déjà prêt à 100%, a promis Hacène Ahrès qui n'oubliera jamais ce très beau spectacle qu'il vient d'animer dans une salle qu'il écume depuis 40 ans. 

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