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Le Canada célèbre la francophonie à l'IFA

De la réconciliation avec les Indiens autochtones...

Présenté aux Oscars en 2017, «Hochelaga, terre des âmes» est un très beau film canadien qui allie richesse esthétique à l'abondance en documentation historique, entre fiction, réel et reconstitution...

Dans le cadre des célébrations du mois de la francophonie, l'Institut français d'Algérie a accueilli jeudi dernier, l'ambassade du Canada au sein de l'If d'Alger pour la présentation du film canadien «Hochelaga, terre des âmes». Une projection qui fait partie d'un riche programme tracé par l'IF d'Algérie dans le cadre de ce mois de la francophonie. Réalisé par François Girard, ce film de haute facture cinématographique retrace 750 ans d'histoire à partir d'un seul lieu, à savoir un stade où les âmes de toutes les époques et de toutes les cultures se retrouvent malgré les siècles qui les séparent. En effet, cela se passe à Montréal. Une tempête de pluie s'abat sur la ville, alors qu'une équipe de footbaleurs s'apprête à rentrer dans le terrain.

Tragiquement votre
En plein match, un spectaculaire affaissement de terrain est provoqué au stade Percival Molson faisant engloutir un des footballeurs. C'est la consternation. La partie est interrompue. En quelques heures, le stade devient un site archéologique protégé et des siècles d'histoire se révèlent sous nos pieds. L'archéologue mohawk Baptiste Asigny entreprend des fouilles qui le mènent à la découverte des multiples générations qui ont occupé ce lieu et de leurs secrets enfouis. Baptiste est dès lors déterminé à trouver ce qu'il cherche depuis toujours: la trace du village Hochelaga, là où ses ancêtres iroquoïens reçurent le capitaine français Jacques Cartier en octobre 1535. Ce dernier, faut-il le noter, est celui qui baptisa cette ville du nom de «Mont Réal» à cause de sa montagne... Cette trace est cette croix qu'il finira par découvrir et dont le symbole planera à plusieurs reprises sur la ville comme la métaphore d'un pouvoir dominateur que l'on verra dans ce film, et qui ne cessera d'employer ses régiments pour pourchasser des individus, les délester de leur terre et les évangéliser par la force, l'Église catholique ayant pignon sur rue au XIXe siècle.
Le film qui alterne entre présent et flash-back en invoquant des vraies personnalités historiques et espaces géographiques parvient à nous raconter cette riche et méconnue histoire, pour la plupart d'entre nous, avec force détails et documents historiques, appuyés de très belles reconstituions que ce soit au niveau de décors ou des costumes. La musique employée durant le film n'est pas fortuite puisqu'elle invoque les esprits des premières nations, soit les Indiens autochtones qui furent souvent chassés de leurs villages pour que l'homme européen et occidental puisse venir étendre sa prétendue civilisation et imposer sa religion par la force si ce n'est en «devenant ami avec l'ennemi». Le tragique est omniprésent comme annonciateur de la fin d'un monde...et la venue d'un autre. Un passage où l'humain est souvent sacrifié sous l'autel des idéaux du plus puissant. Un peu tiré en longueur tout de même, le film fini par accrocher l'attention du spectateur malgré ses nombreuses petites histoires imbriquées dans la grande (le récit qu'est le film). Mais l'on comprendra au final le pourquoi de cet attachement à chacun des personnages quand on reviendra au présent et l'on connaîtra ainsi les origines de chacun des descendants...Au-delà de son aspect didactique très pertinent, «Hochelaga, terre des âmes» est un film qui combine à la perfection l'esthétique poétique à la densité politique dans un parfait dosage et mélange des plus cohérents.
Les plans sont à couper le souffle. Un film qui parvient avec finesse à exhumer la mémoire de ce peuple invisible et témoigner de son existence et mettre enfin les responsables devant leur fait accompli. Ce film a mérité largement sa nomination aux Oscars en 2017.

Revanche des âmes tourmentées
Assumer son passé, le reconnaître et plaider pour la réconciliation est le propos de ce long métrage, comme l'a affirmé, jeudi, lors du débat suite à la projection, Mathieu Babin, Conseiller politique au Service de la Politique étrangère et de la Diplomatie à l'ambassade du Canada en Algérie. Ce dernier fera remarquer que son gouvernement déploie tous les efforts, aujourd'hui, pour aller dans le sens de la reconnaissance et l'apaisement en faveur des peuples des premières nations. Il serait, en effet temps! Sans jeu de mots aucun, notons que «le temps» est le thème choisi cette année dans le cadre de la francophonie en ce qui concerne le concours d'écriture destiné aux jeunes entre 15 et 25 ans, tel lancé par l'IFA.

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