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Le gendre et sa belle-mère

Il y a des procès à suivre avec assiduité, tant les divers bouleversements qui vous entraînent, vers l'inconnu, et ce, jusqu'à la fin des débats, sont prenants et même fascinants!

Les procès des histoires de familles qui s'entredéchirent, sont devenus, aussi intéressants que divertissants, surtout lorsque les parties en conflit, s'engagent dans l'interminable sombre tunnel des malentendus. Les faits mettant en cause, Hadja Ouahiba. G. une vieille grand-mère de 76 ans, à son propre gendre Kerroum.F.29 ans, père de deux enfants, et victime des agissements non conformes à la société, ont captivé l'assistance, détournée durant près d'une heure, des lourdes accusations de vols, voire de viols, de faux et d'usage de faux, d'escroquerie, et de fausses notes concernant des émissions de chèques en bois, ou encore, des coups et blessures volontaires ayant entraîné de désolants et tristes handicaps.
Le respect doit prévaloir entre les parties, à défaut, le tribunal lèvera volontiers l'audience pour la rue, où tout est permis!» tonne le président de la section correctionnelle du tribunal de Bir Mourad Raïs (cour d'Alger).
La bonne grand-mère, la tête haute, les lèvres tombantes, les rides hérissées, sourit et rétorque, comme pour narguer le beau-fils: «Qu'ai-je fait de mal? Ai-je injurié? Ai-je dit un mot de travers? Ai-je manqué de respect à quiconque? Je n'ai dit, pourtant, que la stricte et amère vérité! Et je vous...Elle est subitement interrompue par le magistrat, entré dans une ire incompréhensible, et désordonnée: -Assez, assez, votre statut de poursuivante ne vous permet pas de vous lever durant quelques minutes, casser ll'harmonie de cet honorable institution, ni de vous payer l'honorabilité des gens, au nom de, je ne sais, quels règlements de comptes entre familles, émanant de quelque partie, que ce soit. Que cela soit clair, et bien noté! La vieille femme se retourne vers son adversaire, debout à sa gauche. Mais le mari ne quittait pas des yeux, sa moitié, elle aussi, dans un très mauvais état moral, hou, là là, on ne vous dit pas! Elle s'adresse carrément au beau - fils, comme si elle s'adressait à une personne inconnue: «Ne m'as-tu pas porté atteinte, le jour de ton mariage avec ma fille, il y a de cela un peu plus de trois ans? Est-ce vrai ou pas? Dis-nous la vérité, si tu es un homme!».
Le juge se fâche presque: «Votre plainte porte sur autre chose, autour de faits très récents, pas à ceux, remontant à plus de trois années! Vous aviez précisé que Kerroum s'était présenté chez vous, pour vous menacer de vous ruiner, si vous ne le laissiez pas vivre tranquillement, avec votre fille... -Que tu as méchamment enlevée il y a quatre ans, mise en grossesse dans le péché, puis ramenée pour régulariser ta fâcheuse et catastrophique situation.
Voilà la triste réalité, voyouu! Et puis, te rappelles-tu... Et puis, hop! La victime est sommée de se taire et de ne plus prononcer un seul son! En effet, le président la stoppe net, en lui demandant «de rejoindre immédiatement le fond de la salle d'audience, et de suivre les débats, depuis le banc réservé au public, car, c'est intenable comme situation! Vous ne pouvez plus poursuivre, dans un lieu où le respect de l'autre, est considérable!» Alors que la dame s'exécutait, le juge appela Kerroum, l'inculpé, qui s'avança du prétoire, attendant la question du magistrat. Le procureur, qui avait probablement pris en sympathie l'inculpé «malmené» par la propre grand-mère de ses enfants, sourit en sa direction.
À la question du juge relative au manquement de respect à la belle-maman, Kerroum dit d'un trait: «M. le président, je connais très bien l'amour maternel, et donc je serais un goujat, si je me rendais coupable d'un tel délit.
Mais une chose est certaine: El Hadja ne m'a jamais pardonné d'avoir empêché ma femme d'épouser son... riche et aisé cousin! J'ai été à la base de la perte d'un beau et solide pactole! Oui, c'est le seul mal que j'ai fait à ma belle-maman!»
-Effectivement, si cc'est réellement cela, il y a de quoi vous abattre ou à écorcher vif!», plaisante le magistrat qui semblait avoir tranché, surtout avec les pâles et rapides demandes mécaniques du procureur, certainement, non satisfait par la version de la victime: «Application de la loi!». 

De Quoi j'me Mêle

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