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Le coureur de «poupées»

Voici une chronique qui sort de l’ordinaire, puisqu’elle mit en scène, à la barre, un coureur de « poupées » et une lycéenne!

Fréquenter une lycéenne mineure, lui proposer des «cadeaux», notamment un mobile, dernière génération, et de courts séjours à l'hôtel, a coûté très cher à Younes. F.
Un jeune désoeuvré, qui n'a pas froid aux yeux, et donc, n'a pas grand-chose à faire, que de courir à perdre son haleine, derrière les belles très jeunes filles, si possible, brunes, plus que des prunes fraiches! Il a des manières d'aborder les filles, mineures, de les inviter au fast-food du coin, puis, au jardin de la «Liberté», de la capitale! Ce fut un procès sans heurts, ni larmes!
À l'appel de son nom, l'inculpé s'est avancé de la barre, décontracté et, curieusement, plutôt, serein. ´´L'invétéré dragueur´´ n'a, à aucun moment, mesuré la gravité de son acte, surtout qu'il était flanqué de sa redoutable avocate, Me Aïd, désarmée, et donc, désolée, devant tant d'évidence. Elle s'appuiera sur les fameuses circonstances atténuantes, et le O.K. de la victime!
Les faits? Très graves, dans la mesure où il est nettement apparu que l'inculpé n'a eu de cesse de harceler une mineure qui «marchait», les yeux fermés! Il sourit même.
La fille aussi. Et la fille, malgré son statut de victime, n'a cessé de sourire.
La fille a été invitée de raconter les faits dans les moindres détails, afin que la justice qu'on dit ´´aveugle´´, entende tout, tout, et même tout. A. S. emmitouflée dans un large imper, raconte que le détenu lui avait offert, pas mal de petits cadeaux, notamment, un portable. ´´Il m'appelait souvent. Et lorsque nous avions rendez-vous, je ´´bipais´´, et il m'appelait. C'est lui qui réglait tout!´´ murmura A. S. est invitée à causer haut et fort. Elle fait un effort et continue le récit pas si prenant que l'on pouvait le croire au vu de l'inculpation.
Le procureur pose alors, deux questions à la victime: ´´Combien de fois êtes-vous sortie et où vous alliez?´´ A. S. Répond entre les molaires: ´´Deux fois, à l'hôtel´´.
´´La nuit?´´ insiste le juge. ´´Non, durant la journée.´´ précise, l'oeil rieur, la victime, qui donne la nette impression qu'elle est debout à la barre, pour s'amuser avec son chéri!
L'avocate du prévenu pose à son tour des questions dont les réponses vont conforter son client.
Le procureur met son grain de sel, en demandant d'autres précisions.
La fille se tait. La présidente tente un coup: C'est alors que la fille lève le bras pour déclarer: ´´Nous avons entretenu des relations sexuelles ‘'superficielles'' et je...´´ Son avocate, agacée au plus haut point, proteste: ´´Mme la présidente, la fille est vierge.
Le certificat médical est dans le dossier, et elle ne sait pas ce qu'elle raconte! ´´. Oui, Me, mais il y a eu des attouchements dans les parties les plus intimes, et puis, allez n'insistons plus! ´´ tranche la juge, qui s'aperçoit que le détenu ne souriait plus. Il sera la ´´star´´ à la fin de l'audience.
Le papa, lui, veut un châtiment exemplaire mais se désiste sur le plan des dommages pécuniaires.
Le procureur requiert cinq ans d'emprisonnement ferme. Me Nassima Aïd, l'avocate de Chéraga, a longuement plaidé le coloré feuilleton, en insistant sur le fait que son client, a dragué la fille, fait qui ne constitue pas un crime: ´´Qu'a dit, devant l'honorable tribunal, la victime de grave, pour que mon client mérite, outre les ennuis inhérents aux poursuites, l'emprisonnement, réclamé à la hussarde, par un parquetier, qui a surtout omis que son rôle, était de protéger la société de tous les vices. Il y a un grain de sable dans le dossier´´, remarqua le conseil qui avait tout de même rappelé que l'inculpé avait dit au tribunal que c'était de l'amitié, et le fait d'offrir un cadeau ne constituait pas en soi, un délit. Elle réclame la relaxe et s'est dit confiante.
La juge transcrit et lit le verdict sur le siège, condamnant l'inculpé d' «excitation de mineure
à la débauche...», article 242-(loi n°82-04 du 13février 1082), le tout appuyé d'un mandat de dépôt à l'audience, en ordonnant au policier d'accompagner le frais condamné aux geôles d'abord, et aux
´´ Quatre ha ´´ ensuite. Reste l'appel, mais c'est une paire de manches.

De Quoi j'me Mêle

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