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Les médias occidentaux déroutés par la guerre à Ghaza

Depuis des décennies, les Palestiniens et leurs partisans affirment que les grands médias occidentaux sont considérablement penchés en faveur de l'État sioniste Israël. L'offensive du mouvement Hamas contre l'État sioniste et l'attaque militaire israélienne contre Ghaza qui en a résulté, ont relancé ce débat. De nombreux analystes des médias, étayés par des données et des preuves empiriques, s'accordent sur l'existence d'un parti pris, même chez des noms bien connus tels que la BBC, malgré les améliorations récentes et l'espace accru laissé aux voix reflétant la perspective palestinienne. Dimanche, la journaliste de Channel 4, Cathy Newman, s'est entretenue avec l'ambassadeur palestinien au Royaume-Uni, Husam Zomlot, immédiatement après avoir interviewé un homme politique israélien du Likoud. La toute première question que Newman a posée à Zomlot était de savoir s'il condamnait les actions du Hamas. L'envoyé du Fatah a refusé de répondre à la question, expliquant: «Le fait d'être toujours obsédé par le fait de rejeter la faute sur les victimes, les occupés, les colonisés, les assiégés, alors qu'en fait je ne vous ai pas vu lui demander [à la politicienne du Likoud] de condamner... avec votre première question le meurtre d'une famille entière, que votre journaliste vient de mentionner. La question posée par Newman est souvent posée aux Palestiniens dans les médias occidentaux. Dans le passé, alors que des centaines de Palestiniens ont été tués par des frappes aériennes israéliennes, les médias occidentaux se sont concentrés sur les roquettes du Hamas - même à certains moments où elles n'ont tué personne. Il est demandé aux Palestiniens, même à ceux qui ne sont pas affiliés au Hamas, de condamner les crimes présumés commis par d'autres Palestiniens, tandis qu'il n'est pas demandé à un homme politique membre du parti au pouvoir en Israël de condamner les crimes présumés commis par Israël. Une autre accusation portée contre les médias occidentaux sur Israël et la Palestine est qu'ils omettent le contexte qui est vital pour comprendre le conflit. George Orwell, en parlant de propagande en termes généraux, l'a comparée à une horloge qui démarre et s'arrête. Pour de nombreux médias occidentaux, le moment d'une frappe du Hamas est, pour ainsi dire, le moment où le chronomètre démarre - ou, comme le dit le présentateur, il s'agissait simplement d'une «attaque non provoquée» du Hamas, sortie de nulle part. Les critiques affirment que cela devient le seul centre d'attention des médias, présentant le Hamas en termes simples comme le seul antagoniste, sans tout contexte politique plus large et immédiat. Comme l'ont souligné les analystes, une myriade de facteurs se sont produits avant que les médias ne «déclenchent le chronomètre». Une fois la situation résolue, comme par le passé lorsqu'Israël a cessé de bombarder Ghaza, le temps est à nouveau arrêté par les médias et l'attention se porte ailleurs. Cela crée une chronologie des évènements qui commencent par la provocation palestinienne et se terminent par les représailles israéliennes.

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