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La série de Netflix, Fauda, est utilisée par la propagande israélienne

Faute de donner des informations crédibles et sûres, l'État sioniste utilise la fiction, pour tenter d'imposer la propagande sioniste. Pour ce faire, il revient à la série israélienne Fauda (chaos en arabe), diffusée sur Netflix, qui met en scène une unité des forces spéciales sionistes qui traque un leader du Hamas pendant quatre saisons. Lior Raz, son créateur qui est aussi le personnage principal, le commandant Doron Kabilio, est vraiment parti, sous les bombardements, dans la zone de conflit dans le sud du pays. Lior Raz, ancien combattant des forces spéciales israéliennes dont la fiancée a été tuée par un élément du Hamas à Bethleem, a créé Fauda en 2014 pour imposer la propagande israélienne d'une réalité que beaucoup d'entre eux ne connaissaient pas forcément jusqu'à l'offensive du Hamas déclenchée le 7 octobre. Sa série met en scène une unité spéciale chargée de se fondre dans la population arabe avec l'objectif d'arrêter un des chefs du Hamas surnommé «la panthère». Elle montre à la fois la très grande violence de la situation mais donne aussi l'impression, grâce à l'arsenal technologique utilisé, qu'Israël voit tout, entend tout via des écrans diffusant les images que des drones sophistiqués captent en permanence. Inspirée de faits réels, Fauda met en scène les missions d'une vraie unité d'infiltration de l'armée sioniste, Duvdedan. Elle mène des opérations secrètes dans des villages palestiniens pour arrêter des terroristes. Fauda, (chaos en arabe) est le mot de code utilisé pour alerter sur le danger imminent et la nécessité de s'enfuir. La série a connu un grand succès international et des controverses puisque la campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions qui milite pour les Palestiniens en demandant des sanctions contre Israël, avait demandé à Netflix de supprimer la série dont elle estime «qu'elle sert l'armée d'occupation israélienne». Jean-Pierre Filiu, grand spécialiste de la région, invité par l'Institut Diderot à faire de la prospective sur le Moyen-Orient en 2050, a répondu: Fauda. Il souligne l'omniprésence de la technologie dans la série qu'il a regardée intégralement. Jean-Pierre Filiu décrit le bourdonnement permanent des drones au-dessus du territoire mais explique que cela ne suffit pas à comprendre et connaître une population. «La surveillance technologique ne peut pas tout remplacer.» Pour lui, seule l'Union européenne aurait capacité à pouvoir mener une négociation de paix entre les Palestiniens et Israéliens autour de la solution à deux États.
Les défis de la région qu'il soit démographique avec des populations arabes et israéliennes qui ont sensiblement la même croissance et le même nombre ou lié à l'accès à l'eau ne peuvent se résoudre en laissant Israéliens et Palestiniens seuls face-à-face. Quoi qu'il arrive, les scénarios prospectifs de Jean-Pierre Filiu pour le Moyen-Orient, du plus lumineux au plus sombre, sont une source d'inspiration pour les saisons à venir de Fauda.

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