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La guerre du cyberespace dans la guerre à Ghaza

Depuis le début de la guerre à Ghaza le 7 octobre, la guerre sur le Net fait rage, les plates-formes propagent de fausses informations rendant difficile la recherche de la vérité, noyée dans un flot d'images-chocs. Dans le conflit incessant entre Israël et la Palestine, la guerre ne se limite pas aux frontières géographiques. Elle s'étend désormais à un territoire numérique: les réseaux sociaux. Depuis le 7 octobre, et l'attaque du Hamas contre Israël, ces plates-formes virtuelles, notamment Instagram, YouTube, et TikTok sont devenues des champs de bataille qui font la part belle dans le cyberespace. Israël et le Hamas démontrent comment les réseaux sociaux peuvent être armés pour servir les agendas politiques et militaires. Les vidéos, images et déclarations qui circulent en ligne façonnent l'opinion publique, mobilisent des partisans et, dans certains cas, amplifient la guerre de l'information. Une vidéo de mai dernier, par exemple, montrant une frappe aérienne israélienne sur la bande de Ghaza a circulé avec une explication erronée, la présentant comme une réaction à l'attaque du 7 octobre. La désinformation se propage à une vitesse vertigineuse et la véracité des faits est souvent noyée dans un flot d'images-chocs et de titres sensationnels. Les plates-formes ont été utilisées pour diffuser de fausses images, des messages de propagande ou des images violentes. Un exemple frappant est la vidéo d'une grand-mère assassinée partagée sur Facebook, sa mort cruelle ayant été découverte par sa famille sur le réseau social. Des vidéos humiliantes d'otages à Ghaza, ainsi que des appels téléphoniques glaciaux annonçant aux Israéliens la mort de leurs proches par des combattants armés ont également circulé. Une vidéo circulant sur TikTok, montrant des enfants en cage, constitue un cas de désinformation notable. Elle a été initialement interprétée par des internautes comme montrant des jeunes Israéliens enlevés par le Hamas lors des incursions des membres du Hamas sur le territoire hébreu. Cependant, il a été révélé que la vidéo avait été postée plusieurs jours avant le 7 octobre. Les réactions mondiales ne se sont pas faites attendre. Des dirigeants et des citoyens du monde entier ont utilisé les réseaux sociaux pour exprimer leur soutien ou leur condamnation, reflétant ainsi l'impact global du conflit. Par exemple, la déclaration de soutien à Israël par le chancelier allemand Olaf Scholz, le 9 octobre, souligne comment ces plates-formes permettent une réaction rapide et publique aux évènements en cours. TikTok a annoncé avoir supprimé plus de 500 000 vidéos et fermé 8 000 diffusions en direct liées au conflit Israël-Hamas, quelques jours après une mise en garde de l'UE qui lui a rappelé son obligation de lutter contre les contenus illégaux.

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