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Drahi en faillite pourrait perdre BFM TV et la chaîne sioniste I24

L'arrestation, au Portugal, le 13 juillet dernier, de l'associé et ami intime Armando Pereira, pour onze délits financiers présumés (corruption, fraude fiscale, faux et usage de faux, blanchiment...), risque de coûter cher au magnat des médias Patrick Drahi, propriétaire de BFM TV et I24, deux chaînes news qui constituent l'aile de la propagande sioniste en France. L'homme d'affaires franco-israélien a profité des conférences téléphoniques de présentation des résultats semestriels d'Altice International et d'Altice France, des réunions ordinaires durant lesquelles le dirigeant n'a pas l'habitude de prendre la parole -, pour tenter de rassurer les investisseurs. Sans eux, il n'aurait jamais pu mettre la main sur SFR et sur Portugal Telecom, en 2014, puis acheter, en 2015 et 2016, les câblo-opérateurs américains Suddenlink et Cablevision, avant de s'emparer, en 2017, de la maison de ventes aux enchères Sotheby's et de devenir, en 2023, le premier actionnaire de l'opérateur britannique de télécommunications BT. Patrick Drahi sait bien que la chute de son bras droit, si elle venait à faire tache d'huile, risquerait de tout faire s'effondrer. Depuis le 13 juillet, sur les marchés financiers, la valeur des obligations émises par les différentes sociétés du groupe est sous pression, preuve de la nervosité grandissante des créanciers d'Altice. Leur crainte: l'effet boule de neige que pourrait provoquer la découverte de ces pratiques présumées frauduleuses. Aujourd'hui circonscrites au Portugal, elles risquent de nuire à la réputation de tout le groupe, à son activité et donc au remboursement de sa dette. Cela démontre des «faiblesses importantes dans les contrôles internes» de l'entreprise, soulignait l'agence de notation américaine Moody's, dans une étude parue le 20 juillet. «Il est difficile d'imaginer que cette affaire portugaise n'ait aucun impact sur Altice France», dont la situation financière est déjà tendue, appuie François Baudet, analyste financier chez Spread Research. Altice France, qui détient SFR, le principal actif du groupe de Drahi et dont la gestion était surveillée au quotidien par Armando Pereira, supporte près de 24 milliards d'euros de dette. Sur ce montant, 1,6 milliard d'euros doivent être remboursés ou refinancés par une nouvelle dette en 2025. Mais ce n'est rien comparé à la montagne qui attend l'opérateur entre 2027 et 2029, avec 20,6 milliards à rembourser ou à refinancer. Pour alléger le fardeau, des cessions d'actifs, dont celle des centres de données de SFR, sur le point d'aboutir, avaient été lancées, ces derniers mois. Chez Altice International, propriétaire de l'ancien Portugal Telecom, la dette atteint 8 milliards d'euros. Un coup d'éclat que l'opérateur paie, aujourd'hui.
Altice International, la filiale pourtant la mieux portante de son empire, a emprunté 800 millions d'euros sur les marchés financiers, début octobre, à un taux de 10,5%, afin de remplacer une ligne de crédit bientôt échue d'un prêt contracté en juillet 2020 et dont le taux n'était que de 2,25%. Altice paie donc son argent quatre fois plus cher qu'il y a trois ans. 

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