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Trump et le syndrome chinois

On ne s'ennuie jamais, dans les conférences de presse que le président américain Donald Trump donne, à la Maison-Blanche, au gré de l'évolution de la pandémie du nouveau coronavirus. Un temps vexé par la polémique suscitée par sa sortie hasardeuse sur l'usage interne de détergents pour exterminer, tout à la fois, le Covid-19 et les patients infectés, il n'a pas mis 24 h pour «renoncer» à la menace de mettre fin aux points presse, qualifiés de «sans intérêt», au lendemain de vives critiques des médias américains, dont sa chaîne préférée Fox News, la seule, à ses yeux, qui n'use pas de fake news!
Après avoir, sans cesse, accusé la Chine d'avoir «menti» sur sa gestion de la crise, voilà qu'il dit, lundi, être «mécontent» du géant asiatique parce que la pandémie «aurait pu être arrêtée à la source». Affirmant «mener une enquête très sérieuse» sur les supposés manquements de Pékin, il estime disposer de «plusieurs moyens d'engager sa responsabilité», avant de rebondir sur ce magazine allemand qui réclame à la Chine 165 milliards de dollars de réparations au profit de Berlin. «Nous parlons de beaucoup plus d'argent», a, alors, rétorqué Trump, qui surenchérit: «Nous n'avons pas encore déterminé le montant final, mais il est très élevé», puisqu'«il n'y a pas eu des dommages, seulement, aux Etats-Unis, mais dans le monde entier». Les quelque 215 000 victimes «ont été sacrifiées, à cause d'une incompétence ou, peut-être, autre chose» tonne le milliardaire- président, très en verve dès qu'il s'agit de clouer au pilori le rival asiatique.
Pêle-mêle, il lui a reproché une propagation, d'abord, «accidentelle» puis «mal intentionnée», et son discours porte, désormais, sur les «conséquences», au cas où la «responsabilité» de la Chine serait établie. «Des mensonges éhontés» a réagi Pékin. Dés janvier, Trump fut alerté par les services de renseignements américains sur les dangers du Covid-19 qu'il a minimisés alors, parlant de «simple grippe». Une douzaine de documents secrets existent qui contrastent avec sa propension à relativiser les risques. Le Washington Post cite, sans les nommer, d'actuels et d'anciens membres de l'administration qui disent combien le président américain s'irritait de toute présentation orale des dites alertes qu'il «ne lisait jamais». Et ce n'est que le 13 mars qu'il a fini par déclarer l'état d'urgence nationale, tandis que les marchés financiers s'effondraient et que le nombre de contaminés montait en flèche, aux Etats-Unis. Au dernier bilan, ils sont plus de 58 000 à payer le prix de «l'incompétence ou, peut-être, autre chose».

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