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L’écume

Chaque jour, chaque semaine, des communiqués laconiques font état de la saisie, par la police aux frontières (PAF) de nos aéroports, d'importantes quantités de devises. Faut-il s'en réjouir? Bien évidemment oui, mais la jubilation doit s'arrêter à une juste reconnaissance de la performance de nos douaniers qui, à l'occasion viennent de démontrer qu'ils ne sont pas des pourris ou de potentiels complices de divers trafics, comme le laissent souvent entendre certaines voix malveillantes. Cette reconnaissance étant faite, venons-en à présent à la vague de fond, car ces saisies qu'opèrent les douaniers, ne sont en réalité que l'écume des choses. On constate une fréquence élevée de saisies de devises. En toute logique, cela suppose qu'il y a une recrudescence de ces pratiques illicites. Et nous voilà à la question essentielle: pourquoi une telle recrudescence? Qu'est- ce qui a changé pour pousser les trafiquants à agir en ce moment précis? Le regain d'une activité illicite n'est jamais anodin. Soit il profite d'un certain relâchement des pouvoirs, soit il exprime une réelle panique au saint du réseau de trafic... Dans le cas actuel, il est certain qu'il s'agit d'une panique au vu des dernières mesures prises par la Banque d'Algérie sur le transfert de devises de l'Algérie vers l'étranger mais le nouveau Code de l'investissement ébranle au plus haut point l'empire de la devise. Officiellement publié au Journal officiel, donc entré en vigueur, ce code a la particularité de la transparence dans le mouvement des capitaux. Il consacre une traçabilité sans faille dans le mouvement de la devise à l'usage des nouvelles technologies écartant toute intervention de l'homme. Quand on voit avec quelle célérité, «le Square Exchange» de Port Saïd à Alger, réagit aux fluctuations de la Bourse mondiale, on comprend tout le poids de ce trafic dans notre pays. Les saisies opérées chaque jour aux ports et aux aéroports ne sont que les manifestations de ces réseaux tentaculaires éparpillés à travers le pays. Ils sont très difficiles à contrôler, d'autant que leurs auteurs bénéficient parfois de la complicité de certaines autorités. Le rôle du crime organisé dans la marche de l'économie reste méconnu. Nourrie des stéréotypes hollywoodiens et du journalisme à sensation, l'activité criminelle est étroitement associée, dans l'opinion, à l'effondrement de l'ordre public. Tandis que les méfaits de la petite délinquance sont mis en vedette, les rôles politiques et économiques ainsi que l'influence des organisations criminelles internationales ne sont guère révélés à l'opinion publique. Il y a là un sérieux danger sur notre économie.

De Quoi j'me Mêle

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