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Impossible ne doit pas être algérien

Les chiffres du commerce extérieur, régulièrement communiqués par le ministère du Commerce, font ressortir, ces deux dernières années, une progression notable des exportations hors hydrocarbures. À plus de 3,5 milliards de dollars au premier semestre de l'année en cours, les ventes de produits algériens à l'étranger ont, ainsi, connu une hausse, disons-le, historique. À aucun moment de son Histoire contemporaine, le pays n'a réalisé pareille progression dans son commerce extérieur. La courbe haussière amène nécessairement un surplus de confiance aux opérateurs économiques et s'illustre comme un booster plus qu'efficace de l'économie nationale. Les exportateurs ont fait la preuve de la qualité des produits algériens et démontré aux Algériens eux-mêmes qu'il n'existe pas de fatalité dans le commerce. Sur pas mal de produits, comme l'acier et le ciment, le pays s'est transformé d'importateur en exportateur net. La balance commerciale fait ressortir des centaines de millions de dollars de chiffre d'affaires dans ces filières qui étonnent les Algériens en premier lieu, avant d'attirer l'attention des observateurs de la scène économique nationale. Faut-il rappeler qu'au tout début de l'aventure de l'acier et du ciment, ces mêmes observateurs avaient misé sur l'impossibilité de pénétrer un marché international déjà saturé. Ils avaient été jusqu'à préconiser des niveaux de production modestes, à peine suffisants pour répondre à la demande nationale. L'avenir leur a donné tort, puisque ces deux produits sont actuellement le fer de lance des exportations hors hydrocarbures. Mais même si ses observateurs se sont fourvoyés dans leurs analyses, l'Algérie n'est pas encore dans la posture de crier victoire. Et pour cause, les principaux avantages comparatifs qui ont permis aux produits algériens de se frayer un chemin aux Etats-Unis, en Europe, en Afrique et en Asie, se résument dans le coût très bas de l'énergie. C'est ce facteur qui apporte au producteur algérien une économie de valeur. Il n'est certes pas question de «cracher dans la soupe», l'exploit est à signaler, mais avouons tout de même que ce succès à l'international repose sur une énergie fossile, donc non renouvelable. Cela pour dire que le chemin de la consolidation des exportations hors hydrocarbures est encore long. Il est essentiel d'adopter une bonne fois pour toutes, une énergie durable. L'Algérie en regorge. Mais encore faut-il passer à l'acte et faire ériger un maximum de centrales solaires, dont la mission sera de mettre tout le pays à l'abri d'une catastrophe économico-énergétique. Mais cela ne suffit pas. Il est tout aussi urgent de créer de la valeur ajoutée, non pas au travers des prix bas de l'énergie, mais par le génie des Algériens. Ce n'est pas facile, mais rien n'est impossible.

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