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Le pétrole termine la semaine à plus de 85 dollars

Le dollar chahute le baril

Les cours de l'or noir ont fini à la baisse douchés par une robuste devise américaine.

Le pétrole a clos la semaine qui s'est achevée vendredi sur un léger bémol. Ce qui ne l'a pas empêché de la finir sans laisser de plumes, en hausse même et à plus de 85 dollars pour le Brent et à plus de 80 dollars pour le WTI. Le baril de Brent pour livraison en août a cédé 0,54% à 85,24 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison le même mois dont c'était le premier jour d'utilisation comme contrat de référence a perdu 0,68% terminant à 80,73 dollars. Pourquoi ce coup de pompe? Les cours du pétrole se sont repliés refroidis par un dollar fort et un affaiblissement de l'activité en zone euro après de forts gains au cours de la semaine alors que les investisseurs surveillent le risque géopolitique au Moyen-Orient.
Le Brent est resté au- dessus des 85 dollars pour clôturer la semaine sur un gain de plus de 3%, a toutefois souligné Ricardo Evangelista analyste chez Activ Trades. En zone euro, l'indice PMI Flash publié vendredi par S&P Global a montré un ralentissement de l'activité manufacturière qui reste toutefois en très légère croissance à 50,8, contre 52,2 en mai. Ces données ont renforcé le dollar par rapport à l'euro. Le billet vert grappillait 0,07% à 1,0695 pour un euro. Il faut savoir que quand le dollar se renforce cela renchérit les factures de pétrole qui s'échange en dollar.
Ce qui a tendance à mettre la pression sur les cours de l'or noir. Sur le front des risques géopolitiques, l'armée sioniste et le Hezbollah ont échangé de nouveaux tirs transfrontaliers dans la nuit de jeudi à vendredi après une escalade de la rhétorique belliqueuse entre les deux protagonistes, faisant craindre une extension de la guerre. «La région entière pourrait bientôt être entraînée dans un conflit susceptible de perturber l'une des principales zones de production de la planète», a souligné Evangelista. Pour le moment, il est à noter que l'approvisionnement n'est pas touché. La demande d'or noir a pourtant reçu une impulsion positive.
Les stocks américains se sont contractés de 2,5 millions de barils la semaine dernière. « Nous notons que la tendance à la hausse des stocks mondiaux de pétrole s'est arrêtée», ont souligné les analystes de DNB. Ce qui a permis aux cours du pétrole de prendre un peu de hauteur, jeudi, incités par un bond de la demande américaine de produits raffinés, ainsi qu'un durcissement du contexte géopolitique. L'or noir a bénéficié de la publication du rapport de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA) qui a fait état d'une contraction de 2,5 millions de barils des stocks de brut la semaine dernière, a fait remarquer Phil Flynn de Price futures Group. Le baril de Brent pour livraison en août avait progressé de 0,75% à 85,71 dollars. Son équivalent américain; le West Texas Intermediate a gagné de son côté 0% à 82,27 dollars. Le WTI restait sur sept séances positives en huit journées de cotation. Il avait atteint ce jour- là son plus haut niveau depuis la fin du mois d'avril tout comme le Brent.
La déprime provoquée par la décision de l'Opep+ semble vouloir faire désormais partie du passé. L'annonce de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et de ses dix alliés dont la Russie de remettre des barils dès le mois d'octobre prochain avait, en effet, enfoncé les cours sous la barre des 80 dollars atteignant leur plus bas niveau depuis quatre mois. Un «malentendu» qu'ils n'ont pas tardé à réparer pour reprendre leur marche en avant et effacer de façon significative leurs pertes. Les cours ont fini par s'extraire de leur torpeur, à la faveur de plusieurs publications. Dont celle de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole qui a maintenu inchangées ses estimations de consommation mondiale de brut pour l'année en cours et pour 2025. L'EIA a constaté une envolée de la demande (+ 9,6% sur une semaine). Son plus haut niveau depuis trois mois. Ce qui explique le retour en grâce du prix du baril.

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