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Huit très importantes découvertes, accord avec le géant américain Chevron

La belle «moisson» de Sonatrach

Cela doit permettre à l’Algérie de porter, à moyen terme, sa production de gaz à 200 milliards de mètres cubes par an.

Sans tambour ni trompette. Sonatrach conforte son statut de base économique du pays et avance sûrement vers son destin de compagnie pétro-gazière de tout premier plan. Les toutes dernières découvertes qu'elle vient de réaliser permettent d'affirmer qu'elle vient de franchir une nouvelle étape qui doit la propulser au sein du gotha mondial pétro-gazier. Huit «grandes» et «très importantes» découvertes dans le domaine des hydrocarbures ont été faites sur de nouveaux sites en Algérie depuis le début de l'année 2024, grâce aux efforts de Sonatrach, a annoncé le ministre de l'Energie et des Mines. «Nous avons fait de grandes découvertes depuis le début de cette année jusqu'à la fin de la semaine dernière du mois de mai, des découvertes très importantes, au nombre de 8, qui permettront de renforcer les réserves nationales d'hydrocarbures, notamment en ce qui concerne le gaz naturel», a révélé, mercredi, Mohamed Arkab sur les plateaux de la Télévision publique dont il était l'invité. Ces découvertes concernent de nouveaux gisements d'hydrocarbures situés à Béchar, au sud d'In Salah, au nord de Djanet, au sud d'Illizi et au nord de Ouargla. Ils viennent s'ajouter aux 10 gisements de pétrole et de gaz qui ont été découverts entre le 1er janvier et le 30 juin 2023 et surtout au méga-gisement de Hassi R'mel dont la découverte avait été annoncée le 27 juin 2022. L'évaluation préliminaire de ce potentiel avait montré un volume qui varie entre 100 et 340 milliards de mètres cubes de gaz à condensat, selon une estimation qui devait être affinée. «Ces volumes constituent l'une des plus grandes réévaluations des réserves des 20 dernières années», avait indiqué Sonatrach. Parmi les découvertes réalisées en 2022, celle qui se situe dans la région de Touggourt est particulièrement significative. Un gisement estimé à un milliard de barils! Ce qui doit augmenter, sans coup férir, le potentiel gazier national notamment. L'Algérie a les capacités pour augmenter sa production de gaz à 200 milliards de mètres cubes par an «à moyen terme», contre une production actuelle de 137 milliards de mètres cubes, a affirmé le ministre de l'Energie et des Mines qui a annoncé la signature d'un accord important entre Sonatrach et le géant américain des hydrocarbures Chevron dans les «prochains jours». Ce qui permettra de «développer un grand gisement», et d'augmenter la production nationale des hydrocarbures, a-t-il ajouté. Basée en Californie, elle est la deuxième compagnie pétrolière des États-Unis derrière Exxon Mobil, avec laquelle Sonatrach a signé, le 23 mai dernier, un protocole d'accord qualifié d'historique. «Il constitue une première étape importante dans la création d'un partenariat qui contribuera à libérer davantage le potentiel de développement des ressources énergétiques de l'Algérie», avait déclaré le vice-président chargé de l'exploration et des nouvelles opportunités d'Exxon Mobil, John Ardill. Il faut rappeler que des «négociations avancées» entre Sonatrach, d'un côté, et les géants américain Exxon et Chevron pour venir exploiter, pour la première fois, les vastes réserves gazières du pays, avaient été signalées en juin 2023 par le quotidien économique américain Wall Street Journal. Dans un tout autre domaine, le ministre de l'Energie a indiqué que l'exportation du minerai de fer et du minerai de phosphate est désormais interdite pour leur transformation locale, conformément aux instructions du président de la République. Concernant l'électricité, le ministre a évoqué le mégaprojet qui doit procéder au raccordement du réseau électrique du nord du pays au réseau du sud. Il a pour but de renforcer l'électrification des exploitations agricoles dans le sud et de booster le développement de manière générale. Le projet d'interconnexion du réseau national électrique avec le réseau africain, en vue «d'accéder au marché africain» était également à l'honneur. «L'idée est de savoir comment créer un réseau électrique africain unifié et interconnecté, sachant que 700 millions d'Africains vivent sans électricité», a souligné Mohamed Arkab. L'Afrique n'est jamais loin des préoccupations de l'Algérie.

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