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Expo «Regards Croisés-Mostaganem» à la galerie Racim

Douze photographes, douze sensibilités

La Galerie Mohamed Racim abrite du 15 mai au 06 juin 2024 une exposition photographique intitulée «Regards croisés - Mostaganem», organisée sur initiative de la Délégation de l'Union européenne.

Cette exposition met en lumière plus de 120 oeuvres photographiques réalisées dans le cadre de la 4ème Résidence euro-algérienne des photographes, qui a rassemblé du 1er au 9 mars 2024, à Mostaganem, douze artistes photographes venus des quatre coins de l'Algérie, encadrés par trois mentors européens, à savoir Anna Bedynska de la Pologne, Gabriela De Giacomo d'Italie et Vincent Beeckman de la Belgique et ce, sous la direction artistique de Mme Nora Zaïr qui nous fera remarquer: «Ça s'est très bien passé. C'était huit jours de travail et de création, de partage, de regards et de cultures croisées. On avait douze photographes algériens qui ont travaillé sur la ville de Mostaganem, selon leur propre vision. Rien n'a été imposé, il n y avait pas de thème. Il yen a qui ont découvert la ville et d'autres qui ont redécouvert la ville à travers leur travail.

Temps suranné et éphémère
A travers leurs regards, ils nous transportent dans un voyage au sein de la ville de Mostaganem. Si vous regardez bien les photos, nous ne sommes pas dans un catalogue touristique, c'est vraiment une vision artistique de chacun, une vision très personnelle. Ce sont' eux et comment ils ont perçu la ville. Ils étaient accompagnés de trois mentors européens qui ont encadré ces photographes lors de trois workshops. Ils les ont accompagnés chaque soir lors de l'editing des photos. Il y avait du travail! C'était un peu dur, mais le résultat est là.».
Pour sa part, dans son allocution d'ouverture au vernissage, mardi soir, S.E.M. Thomas Eckert, ambassadeur de l'Union européenne en Algérie, soulignera que cette exposition s'inscrit «dans la lignée des précédentes résidences tenues, notamment, à Alger en 2011, Constantine, en 2014 et Bousaâda en 2021». Et d'indiquer: «Cette édition marque une nouvelle étape dans notre engagement à célébrer l'Algérie dans toute sa diversité, sa richesse culturelle, et son paysage émotionnel. Cette initiative continue de stimuler les échanges et de promouvoir le dialogue entre les artistes passionnés de photographie des deux rives de la Méditerranée». Outre l'exposition de photographie, et à l'instar des éditions antérieures, il est à noter que la résidence des photographes 2024 a été sanctionnée par un livre d'art regroupant une sélection des oeuvres réalisés. «Cet ouvrage nous invite à plonger dans une expérience inédite et à partager l'effervescence créative et la soif de renouveau artistique, exprimés par les artistes», a ajouté M. Eckert. «Je me réjouis qu'année après année, l'Union européenne contribue à travers nos différents projets de coopération et nos actions de diplomatie culturelle, à enrichir et à encourager cette créativité artistique», a-t-il conclu. Pour beaucoup c'est leurs premières expositions. Ces jeunes photographes nous ont, en effet, fait découvrir des propositions visuelles bien personnelles, donnant ainsi à voir la ville de Mostaganem sous un angle nouveau. Autour d'une installation où l'on distingue aisément un filet de pêche, Mokhtar Benbey a choisi de mettre à l'honneur les pécheurs de musc El Ghanaïm.
Happé par ces photos, le regard s'arrête sur cette couleur rouge qui semble connoter l'ardeur qui les anime, mais aussi la rage enfouie au fond de leur mal-être. Pour sa part, Sihem Salhi s'est intéressée à ces gens «invisibles», ces passants, hommes, femmes, SDF ou personnes âgées et handicapés qui font aussi la société.

Instantané d'une vie
La particularité de ces photos réside dans ce flou bien artistique qui est superbement rendu dans ses images et qui leur confère un brin de poésie mélancolique. Safaa Belghazali, quant à elle, a choisi de montrer Mostagaanem, entre terre et mer, avec ces scènes de la vie quotidienne, mais aussi ses monuments historiques à l'architecturée unique qui représentent la spiritualité mais aussi la mer et ses panoramas époustouflants. «Mostaganem entre terre et mer est une découverte de la magie et de l'authenticité de cette ville, où la beauté de la nature se mêle harmonieusement à la richesse de la vie humaine», argue la jeune artiste. Noussaiba Merah a choisi dans sa série de photos baptisée «La ville au corps» de donner aussi à voir en relief et profondeur la beauté conceptuelle de ses photos grâce à des dessins d'aquarelle et encre. Une autre manière de jouer avec l'ombre et la lumière qui contraste dans ses photos accès sur l'environnement urbain qui traverse le temps. Que ce soit en couleur ou en noir et blanc, ces photos nous invitent carrément à plonger dans le quotidien des habitants de Mostaganem. Ces jeunes photographes ont su capter le moment fugace qui semble se répéter à l'infini comme dans cette ville où le temps semble parfois s'arrêter sans qu'il n y ait emprise sur ses habitants qui continuent à y vivre avec joie et sérénité malgré les difficultés de la vie. Des photos qui mettent en scène Mostaganem hors du temps et la déshabillent avec pudeur et surtout l'embellie et l'enveloppe d'une belle douceur inégalée.
Pour rappel, la Résidence euro-algérienne des photographes «Regards croisés» est un projet organisé par la Délégation de l'Union européenne en Algérie, qui consiste à confronter des regards des deux rives de la Méditerranée à travers la photographie. Ce projet offre aux photographes algériens et européens un espace de création et de partage leur permettant d'apporter un regard contemporain sur la ville objet de la résidence, avec l'objectif de favoriser l'échange artistique entre les passionnés du 3ème Art.

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