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La victime ne pouvait pas...

Me Sadjaâ, l'avocat de S.L. 14 ans, victime de viol de la part de B.H. éducateur de 60 ans, était lundi soucieux de ne pas pouvoir plaider sereinement, cette grave affaire...

Lundi dernier, dans la minuscule salle d'audience du tribunal de Bir Mourad Raïs (cour d'Alger), papotaient dans le respect dû aux juridictions, une douzaine d'avocats dont les anciens Me Djamil Chelghem,
Me Farida Djellad, Me Boubakeur Far, Me Badre-Eddine Mouloudji, Me Saïd Dadache, Me Kamel Mesbah, Guendouz et Me Sadjaâ, évoquaient chaleureusement et même ardemment, les prochaines élections du Conseil de l'ordre d'Alger. Et lorsque l'affaire du jour approcha, le conseil de la victime de viol par un enseignant de la maison, demanda un renvoi pour indisponibilité de la victime! Il nous revient à l'esprit cette malheureuse et triste histoire d'un magistrat, pris en flagrant délit, le pantalon aux chevilles! Vite, vite, et en un tour de main, ledit magistrat fut «aidé» à quitter la digne magistrature! Il y avait aussi ce scandale du juge qui fut photographié, en plein restaurant, situé dans le littoral algérois, en train d'encaisser le produit de la somme convenue pour le marchandage d'un dossier «vendu» avant le coup d'envoi des procédures de l'affaire, en cours! Tout comme son collègue de la correctionnelle, d'une lointaine cour, surpris, assis dans une officine pharmaceutique, avec en poche, des cachets barbituriques proscrits à la consommation!
L'affaire concernant l'acte avec violences, contre un enseignant d'Alger, a duré très longtemps à l'instruction et la chambre d'accusation de la capitale, fut finalement confiée au juge du siège du lundi, en vue de liquider ce pointilleux dossier sensible, le plus tôt possible. Hélas! «Ce ne sera pas encore le cas, puisque la victime de 14 ans, n'est pas prête à se confronter à son bourreau, présumé innocent, du fait du traumatisme causé à l'ado!
Rendez-vous compte que ce jeune adolescent, est devenu allergique au simple toucher de son bras par une autre personne, qu'elle soit proche ou lointaine!»,marmonne Me Sadjaâ, son conseil, lui aussi, mal en point, car, après avoir longtemps écouté et réécouté son jeune client, il lui sera difficile de plaider le moment voulu, ce dossier! «C'est terrible!
Le viol d'une fille, passe, car cela se comprend et là, tout défenseur raisonnable et sensé, peut largement plaider l'octroi des circonstances atténuantes, et encore, car toutes les affaires ne se ressemblent pas! Mais, avoir en face de soi, un inculpé de viol sur mineur de moins de seize ans, demande énormément de maîtrise pour confondre le suspect, puisque nous sommes appelés, nous les défenseurs des victimes de ces ignobles actes, à croire tout ce que dit, la victime. Jusqu'à hier, bien longtemps après le délit, le jeune collégien n'arrive pas à se dresser correctement, à oublier la souffrance et à effacer de sa mémoire les traces indélébiles de l'acte. Il est vrai que le président de l'audience n'est pas gâté, en ayant ce dossier sur lequel, déjà, le juge d'instruction a buté plusieurs fois, afin de ne pas commettre de bêtises, allant droit sur l'erreur judiciaire.»,se lamente presque l'avocat d'Alger, qui connaît toutes les entourloupes de ce genre d'affaire! Car, ne l'oublions pas: il s'agit de l'honneur, de la carrière et du prestige d'un enseignant adulte et probablement d'un père de famille!
L'article 337 est le mieux placé pour juger cette affaire, car, en parcourant les termes dudit article, nous retrouvons «les instituteurs» auteurs du viol!
D'ailleurs, rien ne coûte de voir de près cet article dont la lecture peut aider le lecteur à avoir une idée précise de ce qui attend les inculpés ou accusés de tels faits: «Si les coupables sont les ascendants de la personne sur laquelle a été commis l'attentat ou le viol, s'ils sont de la classe de ceux qui ont autorité sur elle, s'ils sont les instituteurs ou ses serviteurs à gages, des personnes au-dessus désignées, s'ils sont fonctionnaires ou ministre d'un culte, ou si le coupable quel qu'il soit, a été aidé dans son crime par une ou plusieurs personnes, la peine est celle de la réclusion à temps, de dix à vingt ans dans le cas prévu à l'alinéa 1er de l'article 334, et de la réclusion perpétuelle, dans les cas prévus aux articles 335 et 336.».

De Quoi j'me Mêle

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