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Quand le cinéma Algérien zappe le 5 octobre

Le cinéma algérien, qui occupe son espace historique dans le cinéma de révolution, a totalement oublié un pan important de son histoire: les événements du 5 octobre 1988, qui a mis un terme au parti unique et qui a installé la démocratie et la....décennie noire.
Dans l'histoire de la filmographie du cinéma algérien, il y a seulement quelques films qui évoquent ce pan de notre histoire.
Il y a d'abord le film du grand Mohamed Lakhdar Hamina, Malik, qui a réalisé un film-fiction sur cette période sensible de notre histoire, Automne octobre à Alger. Réalisé en 1993, en plein décennie noire, le film raconte l'histoire d'une famille algérienne vivant dans la morosité sociale et la banalité du quotidien. Lalla Kheïra, la mère, assure, par son calme et sa force intérieure, la pérennité de la tribu. Djihad, le frère aîné, musicien, peut nourrir sa famille grâce aux représentations de son groupe. Hakim, le frère barbu, navigue entre la mosquée et la maison et distribue des interdits à tout le monde, surtout à sa soeur Nawel. Amel, la femme de Djihad, animatrice à la radio, se bat pour une meilleure condition de la femme, alors que Saïda, la femme de Hakim, reste obéissante et soumise.
Autour de cette famille, gravitent Momo, jeune «trabendiste» (trafiquant) de 18 ans, amoureux de Nawel, Zombretto, le clochard pour qui le rêve de l'indépendance tourne à la nostalgie et au cauchemar, et Ramsès, le frère du commissaire, qui fait la loi dans le milieu.
Au dehors, c'est la montée de l'intégrisme et de l'intolérance, des déceptions et des interdits, de la corruption, du népotisme et de l'abus de pouvoir.
Le 5 octobre 1988, les jeunes Algériens occupent la rue...
Le film Malik a été réalisé avec brio par Lakhdar Hamina, sous la direction photo de Youcef Sahraoui et Mohammed Lakhdar-Hamina, qui a lui-même filmé la marche du FIS vers la présidence.
Autre film qui a évoqué cette partie de notre histoire, le film El Meanara de Belkacem Hadjadj, qui a retracé l'histoire de l'Algérie de 1986 à 1996.
Enfin, un seul court-métrage est consacré à cette période, le film «Alger demain» de Amin Sidi-Boumediène, avec Nabil Asli, Houssam Harzallah, Amine Menster.
Le film évoque l'histoire de Djamel qui se prépare à un long voyage, sous le regard larmoyant de sa mère. En bas de chez lui, ses amis l'attendent pour lui dire au revoir. Mais Djamel n'est pas certain d'avoir le courage de descendre les saluer. C'était à la veille du 5 octobre 1988.
La majorité des cinéastes ont préféré zapper cette période et se consacrer seulement à la montée de l'intégrisme et à la décennie noire.

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