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Mahrez l’enchanteur

On n’y croyait pas, on n’y croyait plus.
La descente aux enfers a été telle, après le départ inexpliqué de Vahid Halilhodzic, qu’on s’est résigné à trouver son bonheur dans les chroniques des joueurs qui évoluent dans les grands clubs internationaux.
Et, parmi eux, vint Riyad Mahrez dans la légende d’un modeste club anglais, Leicester, qui bouscula les ténors et emporta un championnat traditionnellement confisqué par les écoles de Liverpool et de Manchester. Mahrez le modeste, Mahrez le sage qui devient un feu follet dans son nouveau club, malgré les concurrences de taille. J’en ai beaucoup voulu à l’entraîneur Pep Guardiola pour l’avoir si souvent condamné au banc de touche.
Ce n’est plus le cas, aujourd’hui, car, sans le vouloir, il nous a rendu service puisque Mahrez est arrivé au Caire, en pleine possession de ses moyens. Bien sûr, loin de moi l’idée de diminuer, en quoi que ce soit, le mérite du sorcier Belmadi qui a su, en six mois à peine, redonner au Onze national, ou plutôt au «Vingt-trois», devrais-je dire, la confiance et la sérénité des « guerriers du Sahara ».
On ne peut pas s’y tromper, après les quatre rencontres remportées sans la moindre concession, ils étaient tous là, et bien là, pour combattre avec la même ferveur et pour faire honneur au drapeau du 1er Novembre ! Et dans ce magnifique tableau, il y a eu, chaque fois, le virevoltant stratège au contre-pied décisif, le chef d’orchestre dont on a beaucoup rêvé, au cours des années passées que la politique a, aussi, ensevelies de son manteau noir et corrompues jusqu’à l’os.
«Tout est affaire de décor», disait Aragon, et, dans le football comme dans la vie, le décor importe beaucoup.
C’est précisément ce qu’a apporté le magicien Belmadi dont la maitrise de la communication et la profonde attache aux valeurs propres à notre société - le respect, la confiance, la droiture, les principes – ont façonné l’enthousiasme de ces « appelés » du sport-roi national qui rappellent, par bien des aspects, leurs aînés de 1982. Il n’est pas nécessaire de remuer le couteau dans la plaie, mais ceux qui l’ont précédé à ce poste avaient galvaudé au plus haut point ces maîtres-mots, croyant qu’ils étaient seuls capables de leurrer tout le monde et aveugles au point de ne pas imaginer qu’on ne peut le tromper indéfiniment.
En quatre rencontres difficiles, sinon improbables comme ce fut le cas face au Sénégal, donné par beaucoup comme le lauréat indéboulonnable de la compétition, les « 23 » de Belmadi ont apporté, chacun, sa pierre à l’édifice de la résurrection, mettant du baume au cœur de tout un peuple en proie à des vendredis mouvementés et, parmi eux, le modeste et sage Mahrez, investi de la lourde mission de montrer l’exemple, à tous les niveaux, et d’emporter sur le terrain les « guerriers du Sahara » en terre pharaonique.
Quel que soit le résultat des prochaines joutes, on peut d’ores et déjà affirmer que la mission de Belmadi comme de Mahrez est magistralement réussie, au grand bonheur des aficionados algériens, partout
dans le monde.

De Quoi j'me Mêle

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