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Le décès du lutteur Abdelbasset Bouzar remet tout en cause

Bureaucratie quand tu nous tiens !

Le décès du jeune Double Champion africain de lutte est la parfaite illustration de ce qui constitue le plus grand mal dans le cadre social de notre pays, à savoir la bureaucratie et ses effets néfastes, voire mortels.

Le décès du jeune Abdelbasset Bouzar (18 ans), double champion d’Afrique de lutte, des suites d’une tumeur cérébrale, et qui attendait l’aboutissement de sa prise en charge à l’étranger pour se soigner, interpelle tout un chacun sur d’autres cas qu’il faudrait bien éviter à ceux qui ont représenté dignement l’Algérie. Dieu seul sait combien d’athlètes comme lui ont souffert et souffrent encore dans l’anonymat. Certains, n’ont même pas de logement décent, en dépit de leur situation précaire en matière sanitaire, mais souffrent en silence, car ne pouvant assurer un suivi médical digne de ce nom. D’autres, par humilité, ne veulent pas rendre publique leur souffrance, jusqu’à ce qu’une âme charitable daigne le faire pour eux à travers des amis ou des connaissances. Quant aux responsables (Clubs, Ligue, Fédération voire ministère), ils ont d’autres préoccupations plus « importantes » que de venir en aide à personne en danger. Et là, il est d’importance capitale de revenir au décès du jeune Abdelbasset Bouzar, qui est la parfaite illustration de ce qui constitue le mal le plus important dans le cadre social de notre pays : la bureaucratie et ses effets néfastes, voire mortels. En dépit de son jeune âge, feu Bouzar était déjà champion avec deux titres africains, deux autres titres arabes et une quinzaine de consécrations nationales, avant de souffrir d’une tumeur cérébrale depuis 2 ans. Et c’est justement depuis que son père, Ahmed, ne cessait de courir de droite à gauche pour soigner son enfant et le sauver. Mis au courant, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Raouf Salim Bernaoui avait promis qu’il ferait son possible pour le faire bénéficier d’une prise en charge à l’étranger. « C’est notre fils et notre frère qui est malade avant tout. Avant d’être un sportif, il est algérien et on se doit de le prendre en charge », a-t-il déclaré le 29 octobre dernier. Deux jours plus tard, le même responsable touche son homologue du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale pour cette éventuelle prise en charge.
Et la réponse du professeur Tidjani Hassan Hadam est arrivée par courrier le 3 novembre dernier au département de Bernaoui où le ministre s’était engagé à prendre en charge le sportif. Ce dernier devait alors se rendre en France pour soigner sa tumeur. Seulement, il faut compter avec la satanée « lenteur de l’administration algérienne » et les démarches administratives qu’elle nécessite pour la conclusion d’un « cas d’urgence absolue » ! Et c’est ainsi que le jeune Abdelbasset Bouzar a rendu l’âme avant son départ pour la France puisqu’il est décédé le 18 novembre dernier à l’hôpital de Blida à l’âge de 18 ans.
Sept jours plus tard, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Raouf Salim Bernaoui, a honoré au niveau du Club d’équitation de Blida, la famille du défunt.
A cette occasion, le MJS a remis, au nom du Premier ministre Noureddine Bedoui, à la famille du défunt la décision d’attribution d’un logement social et un contrat de travail au profit de son père, Ahmed. Des bienfaiteurs de la wilaya de Blida se sont mobilisés pour équiper le logement attribué à la famille du défunt confirmant encore une fois l’esprit solidaire du peuple algérien. Mais, il faut reconnaître que c’était trop tard, Abdelbasset n’est plus et son décès, lui, est bien là, témoignant, une fois de plus, des méfaits des lenteurs administratives dans notre pays. Et malheureusement, cela se passe au moment où d’autres athlètes souffrent toujours à trouver une âme charitable pour les aider à guérir.
Ce cas interpelle plus que jamais les autorités chargées de ce genre de dossiers d’autant plus que des cas similaires se rencontrent à la pelle, touchant pratiquement toutes les disciplines. A bon entendeur…

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