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Face aux incendies de forêt

Où a-t-on enfoui le plan Orsec?

Le laxisme est d’autant plus total que la faillite a gagné toutes les sphères de l’Etat.

Le plan Orsec a de tout temps existé, mais il n’a jamais été actualisé malgré l’octroi de budgets à cet effet. Dispose-t-on réellement d’un plan Orsec? Cette question revient comme un leitmotiv dans la bouche des Algériens assez initiés aux gestes de secourisme lors des grandes catastrophes. Mais, peut-on vraiment faire face aux catastrophes naturelles comme les inondations ? Oui, nous répond-on avec moult arguments. Il faut aussi se poser la question sur l’application de ce plan de secours s’il est remisé dans les tiroirs des bureaux des autorités. Surtout si ces dernières ne voient pas la nécessité de l’actualiser en fonction des mutations quotidiennes. Beaucoup d’explications ont été données sans aller au fond des choses. Ces explications sont peu convaincantes. Pour preuve, la catastrophe écologique qui frappe de plein fouet toute une région, les feux de forêt ravageant l’important tissu forestier de la Kabylie. Sa faune et sa flore sont menacées. En principe, le plan Orsec est destiné à sauver des vies humaines lors des catastrophes. Or, ce que l’on voit est tout autre. Le plan Orsec est cet ensemble de recommandations apprises par cœur par toutes les entités concernées. Il devrait être soumis aux tests périodiques ne serait-ce qu’une fois chaque année aux fins de juger sa fiabilité. L’Algérien de la Kabylie vit un hiver rigoureux.

Prise de conscience
Déjà, les pluies automnales sont, dans la plupart des temps, annonciatrices de ce que sera l’hiver. L’été devient, d’année en année, infernal. La vie est insupportable. Des dégâts importants et d’importantes pertes ont été enregistrés lors des incendies ayant sévi dans plusieurs régions de la Kabylie. La crainte de gros dégâts taraude les esprits vu que cette grande partie du pays abrite un nombre important de régions boisées précaires. D’année en année, ce poumon, apportant de l’oxygène, est assujetti à des feux aux flammes de plusieurs mètres de hauteur embrasant des pans entiers de ce tissu pour lequel les Abdoun et Arezki El Bachir N Ath Djenad ont donné leurs vies pour que ce bois ne soit pas ravagé par la hache coloniale. Les incendies de cette année ont révélé plusieurs failles au niveau du plan Orsec. A-t-on comblé ou tout au moins colmaté les brèches ou les lacunes des années passées? Aucune réponse. La mission de secours est laissée aux éléments de la Protection civile comme s’ils étaient les seuls à être concernés. Pis encore, ces sapeurs-pompiers ne sont pas dotés de gros moyens comme les Canadairs dont l’acquisition a été tant vantée du temps de la gestion de la mafia, ayant bradé les entreprises publiques, vidé les banques et livré la population à l’abandon total. De révélations en révélations. Le laxisme est d’autant plus total que la faillite a gagné toutes les sphères de l’Etat. Au bilan, les feux ayant ravagé, outre d’importants espaces verdoyants, la faune et la flore ces derniers jours dans plusieurs régions de l’Algérie, la Kabylie, une région très boisée est la plus touchée vu le nombre des départs de feu communiqué par la Protection civile.

Face aux catastrophes
«Ce plan existe physiquement, mais il n’a jamais été revu, malgré l’octroi de budgets à cet effet», déplore, d’un ton choquant, une source proche du dossier. On ajoute qu’aucun exercice de sauvetage n’a eu lieu depuis des lustres. Selon notre source, «en cas de catastrophe, les premiers secouristes qui seront mobilisés sont les pompiers sous la tutelle des pouvoirs publics». «Il faut une prise de conscience avant que la catastrophe ne survienne», recommande-t-on.
L’absence totale de communication et de sensibilisation accroît cette inquiétude de subir des dégâts importants. Sur un autre plan, les initiés aspirent à voir ces entités sortir de leur léthargie pour rassurer les populations et les informer de la mobilisation de l’Etat pour faire face au moindre changement climatique. «On ne sait pas quels sont les moyens publics à mobiliser lors des catastrophes», regrette-t-on. «Cela sans compter l’absence des modalités de leur déploiement», s’offusque-t-on. Cela nous renvoie aux inondations de 2001 qui ont causé des préjudices sans précédent. Elles ont été révélatrices de plusieurs dysfonctionnements à plusieurs niveaux. C’est le cas de l’absence de coordination entre les services concernés par le plan Orsec. À Bab El Oued, plusieurs citoyens ont trouvé la mort. Il y a eu aussi des morts à Oran qui a connu des dégâts considérables faute de cette cohésion.
«Oran a toujours été le théâtre d’une véritable cacophonie entre les services concernés par le plan Orsec», déplore-t-on. Vraisemblablement, le plan Orsec ne constitue pas réellement une préoccupation majeure des pouvoirs locaux. «Une telle entreprise exige une communication conséquente et une coordination.

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