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Oran

Le corps médical tire la sonnette d’alarme

Les agresseurs ne sont autres que des proches, membres de la famille et accompagnateurs des patients.

Des agressions perpétrées contre le corps médical et paramédical sont devenues un simple sport de routine. À Oran, l’on recense quotidiennement trois cas d’attaques orchestrées contre les porteurs de blouses blanches, médecins, paramédicaux, infirmiers, infirmières etc. Autrement dit, les praticiens de la santé sont, à longueur d’année, exposés à la violence. Leurs agresseurs ne sont autres que des proches, membres de la famille et accompagnateurs des patients. Des médecins, tout comme des infirmiers ainsi que l’ensemble du personnel de la santé, tirent la sonnette d’alarme. La situation est à son apogée. Le personnel médical et paramédical des hôpitaux et celui exerçant à l’Établissement public de santé de proximité risquent de monter au créneau. Pour cause : dénoncer le climat d’insécurité qui marque l’exercice de sa fonction à l’intérieur de l’enceinte hospitalière. Cependant, il tend à attirer l’attention des responsables hiérarchiques devant mettre en place les meilleures conditions de travail. Pour le moment, l’action, à débattre, est en gestation. Elle est loin d’être une simple menace d’un débrayage. Elle n’est pas non plus d’ordre socioprofessionnel. Elle fait suite à des agressions physiques et verbales, dont ont été, auparavant, victimes plus d’un praticien, médecins et infirmiers alors qu’ils sont en plein service. Plus d’un médecin, notamment les urgentistes, font état des dépassements lambda dans lesquelles ils ont été victimes.
Le temps est donc venu de «tirer la sonnette d’alarme» afin de dénoncer ces agressions récurrentes perpétrées par des accompagnateurs des patients contre des médecins et infirmiers ne trouvant, très souvent, leur salut que grâce à l’intervention des agents de gardiennage. «Les agressions contre le personnel médical et paramédical dans les différentes structures sanitaires d’Oran sont devenues monnaie courante. «Ce qui est affligeant dans ces affaires est l’inertie, voire le silence radio de l’administration face à de tels agissements», déplore un médecin urgentiste jurant par tous les saints que « l’urgentiste de nos temps est devenu la proie facile des énergumènes agissant sous le fallacieux prétexte d’accompagnateurs de malades qu’il faut nécessairement prendre en charge». «Mais nous prenons en charge tous les malades », a-t-il expliqué réfutant en bloc les dires à leur encontre, à savoir qui «font état que nous, les urgentistes, sommes somnolents la nuit, durant nos gardes». «C’est faux », a-t-il ajouté expliquant que «nous faisons de notre mieux pour venir en aide à tout le monde». D’autres infirmiers et infirmières, s’estimant constituer la proie facile des agresseurs, regrettent «la légèreté que manifeste l’administration quant à la mise en place d’un dispositif de sécurité adéquat, pour permettre à la communauté des spécialistes et paramédicaux d’exercer leur profession dans un climat aisé et tranquillisé». D’autres médecins n’ont pas hésité à évoquer les «conditions de travail, qu’ils qualifient de déplorables».

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