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Tizi Ouzou

L’insoluble problème de l’eau

Dans plusieurs villages les robinets sont à sec, malgré les promesses faites par les responsables.

Des citoyens du village d’Aït Boumahdi ont protesté mardi dernier, devant le siège de l’agence de l’Algérienne des eaux (ADE) et de la daïra des Ouacifs, dont dépend administrativement la commune d’Aït Boumahdi, pour demander l’amélioration de la distribution en eau potable. Les protestataires ont déploré des «perturbations anarchiques» et des «coupures récurrentes» dans l’alimentation en eau potable de leur village, situation qui est principalement causée par la «vétusté du réseau d’AEP et un manque de mobilisation de la ressource puisque l’eau ne manque pas dans la région», ont-ils souligné. Contacté par l’APS, le président de l’Assemblée populaire communale (APC) d’Aït Boumahdi, Saâdi Zerar, a indiqué que la perturbation de l’alimentation en eau potable de cette localité est «un problème épineux qui se pose avec plus d’acuité en été». «Aït Boumahdi, qui est le village du chef-lieu et le plus grand de cette localité, a connu une extension et le nombre de ses habitants a augmenté alors que le renforcement de l’alimentation en eau potable n’a pas suivi», a-t-il regretté. Saâdi Zerar a souligné que l’APC d’Aït Boumahdi s’était réunie avant l’arrivée de la saison des grandes chaleurs, avec les responsables concernés (daïra et ADE) afin de débattre de ce problème. Des solutions ont été proposées dont la rénovation du réseau d’AEP, qui est vétuste, causant des fuites récurrentes et la réalisation de forages, pour augmenter la quantité d’eau mobilisée. Pour sa part, la direction de l’agence de l’ADE de Tizi-Ouzou de a expliqué la perturbation de l’alimentation en eau potable par «un acte de sabotage perpétré dans la commune d’Aït Boumahdi».

Aït Boumahdi n’est pas un cas isolé
Dans un communiqué diffusé mardi dernier, l’entreprise rapporte que «la conduite principale de refoulement alimentant plusieurs villages, a fait l’objet d’agression». «Les agresseurs n’ont pas trouvé mieux que de boucher la conduite avec un chiffon, provoquant une interruption totale de la distribution pendant trois jours», est-il relevé. Les services de l’ADE sont néanmoins parvenus, après une recherche minutieuse, à dégager l’objet obstruant, a-t-on expliqué de même source. Le manque d’eau au village d’Aït Boumahdi est loin d’être un cas isolé. Le problème de l’eau est récurrent à Tizi Ouzou. Pas plus tard que le semaine dernière, des manifestations similaires ont eu lieu dans différents villages et communes de la wilaya. C’était le cas à Boghni, à Bouzeguène et à Maâtkas. Dans ces régions, les citoyens ont manifesté deux semaines durant. Chaque dimanche, ils observent de nombreuses actions de protestation pour déplorer les problèmes auxquels ils font face et qui tardent à être pris en charge. La première action a été observée par les habitants de la commune de Maâtkas, où l’absence d’alimentation en eau potable est récurrente, surtout depuis le début du mois de juin dernier. Les robinets sont à sec dans plus de la moitié des villages de cette commune située à 25 kilomètres de la ville de Tizi Ouzou et la population ne sait plus à quel saint se vouer. C’est pourquoi, fermer la route leur a paru être la seule solution pour que les responsables du secteur concerné se penchent sur leur problème et tentent d’étancher un tant soit peu leur soif, en ces périodes de canicule où les températures atteignent une moyenne de 45 degrés à l’ombre. Parmi les villages de la commune de Maâtkas, les plus affectés par ce grave problème de pénurie persistante d’AEP, l’on peut citer Tajdiwt, Ath Zaïm, Ighil Awane, Tizi Tzwegart, Ath Ahmed, Ath Aïssa Ouziane, etc.

Les habitants crient leur soif
Las d’attendre une solution qui tarde à venir, les habitants du village Tajdiwt sont passés à l’acte, hier, en barrant la route principale qui relie le chef-lieu de la daïra de Boghni à celui de la wilaya de Tizi Ouzou. Il s’agit du CW28. Mais les protestataires n’avaient aucun autre choix, compte tenu de l’échec de toutes les tentatives de régler ce problème crucial par les voies du dialogue avec les autorités locales et les représentants de l’Algérienne des eaux. Dans plus de la moitié des communes de la wilaya de Tizi Ouzou, les citoyens sont privés d’eau en pleine saison chaude. C’est le cas, entre autres, de la commune d’Aït Aïssa Mimoun dans la daïra de Ouaguenoun, où le calvaire des citoyens est indicible.
D’ailleurs, les habitants d’Aït Aïssa Mimoun ont, eux aussi, observé une action de protestation il y a quelques semaines. Mais à ce jour, le problème de manque d’eau persiste. Par ailleurs, des villages qui ne sont pourtant situés qu’à un jet de pierre du barrage de Taksebt, sont privés de ce précieux liquide. C’est le cas de l’un des plus grands villages de la commune de Tizi Ouzou : Issiakhem Oumeddour, situé à seulement 7 kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou. Même dans les villes touristiques, ce problème est posé. A Azeffoun, les citoyens et surtout les commerçants, ont tiré la sonnette d’alarme cette semaine car la persistance de ce problème d’indisponibilité de l’eau potable, ajouté aux interruptions récurrentes et quotidiennes du courant électrique, compromettent sérieusement le déroulement de cette saison estivale dans une ville très prisée par les estivants. Dans des communes comme Azazga, Yakouren, Tigzirt..., l’eau est également une denrée rare. Mais ce sont les habitants des villages dépendant de la daïra de Drâa El Mizan qui en pâtissent le plus. Une deuxième action de protestation a été observée, hier, par les habitants du village Aït Azouane. Ces derniers ont procédé, dès les premières heures de la journée d’hier, à la fermeture du siège de la daïra de Bouzeguène. Par cette action de protestation, les personnes concernées entendent interpeller le chef de daïra sur sa promesse faite il y a plus d’une année, concernant la réfection de la route principale qui traverse ce village qui est toujours à l’état de piste. On devine aisément les désagréments d’une telle «route» aussi bien en été qu’en hiver.

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