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L’œil au Palais

En plein mois de congé, Zeghmati...

L’actualité a voulu que Belgacem Zeghmati, le frais ministre de la Justice rencontre le chef de l’Etat à la mosquée, à la fin de la prière de l’Aïd el Kébir. C’est là, un bon signe béni pour un premier contact.
En plein mois de congé de la magistrature, le garde des Sceaux réfléchit à sa stratégie…Il est utile de rappeler que c’est durant les moments de solitude que les stratèges mettent en branle des stratégies infaillibles, le moment venu, lorsque les autorités supérieures leur font appel.
Rencontré à la cour d’Alger, Maître Kamel Maàchou, le président de l’Organisation algérienne des droits de l’homme a déclaré : « Je suis très heureux de la nomination de ce monsieur à la tête de la justice. Belgacem Zeghmati a fait ses preuves à Sétif, Batna, Oran et Alger ! C’est un monsieur qui bosse sans bruit, ni tambour. Il est efficace, en plus d’être poli, correct, discret, strict, travailleur mais rigoureux et tenace. Depuis 10 ans, je n’ai jamais appris qu’il était en congé. Il était effacé jusqu’à ce qu’il soit congédié pour avoir obéi à son ministre de l’époque, en lançant le fameux mandat d’arrêt international contre Chakib Khelil, l’ancien ministre qui a refusé de répondre aux convocations de la justice. Mais voilà, la roue tourne.
Le fulgurant retour au- devant de la scène juridique n’est pas fortuit ! C’est précis, net et aussi clair que le rubis au soleil ! Nous devons l’aider. Cela vaut le coup ! » Voilà un avis de professionnel a prendre en considération. Le juge que la loi a gâté n’a d’autre allié que sa conscience.
Les deux plateaux de la balance sont ses guides pour qu’il ne s’égare pas en cours d’audience. Le juge placé à un poste spécifique ne peut faire appel là aussi, qu’à sa propre conscience.
Le magistrat qui trahit le serment fait le jour de la cérémonie de fin de stage, sera toute sa vie, le renégat qui n’aurait jamais dû avoir un quelconque poste de responsabilité.
Le poste spécifique se mérite, et ne se donne jamais. Malheureux, les magistrats qui ont dignement servi la seule justice et qui sont sortis en retraite sans le moindre « merci », ni le moindre bonbon, ou pire qui s’en sont retournés chez eux la queue entre les jambes lorsque ce n’est pas avec une suspension qui ne dit pas son nom ! Alors, pour les magistrats qui ont tout donné à la magistrature et qui ont rejoint l’Eternel discrètement, mieux vaut taire la honte qui couvrit les responsables de l’époque.
Zeghmati a dû réfléchir à tous ces ratés de toutes les époques et tirer les conséquences qui en découlent.
A 62 piges, c’est un ministre sûr et mûr, plutôt immunisé, donc, il est inutile de l’approcher en vue de lui jouer un quelconque vilain tour. Les affairistes sont avertis. Pour le moment, l’heure est aux changements, à tous les niveaux.
Des personnes et de leur façon de faire ! Il n’y aura plus de règlements de comptes, ni de liquidations, genre les juges jetés aux oubliettes !
Au départ, le juge est pris au piège par le nombre élevé de dossiers, et il en est même groggy. Mais quand il désire protester contre ces pratiques, il est alors muselé par le jargon local tels les « allons, allons, et le devoir de réserve ? ».
Oui, alors donnons au magistrat le droit de réponse : quand le juge aura la chance d’être entendu avant son « jugement », là, nous pourrons affirmer qu’il y a une justice pour tous !

De Quoi j'me Mêle

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