{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

Ouverture des magasins après l’Aïd

Ça reprend, mais… timidement!

Les restaurants étaient quasiment tous fermés, hier, alors que les magasins d’alimentation générale et de fruits et légumes ont ouvert pour la plupart, sauf que l’offre était limitée, faute de grossistes…

L’Aïd El Adha joue les prolongations chez certains commerçants ! On n’est pas face aux scénarios des années précédentes avec des rideaux quasiment tous restés baissés après l’Aïd, mais l’activité commerciale reste au ralenti. À Alger et sa banlieue comme dans le reste du pays la reprise s’est faite très timidement. En effet, des commerçants fidèles à leurs habitudes ont pris quelques jours de congé, après la fête de l’Aïd. Or, les citoyens qui ont repris le chemin du travail hier matin étaient contents de voir les routes fluides comme un jour de week-end, néanmoins, ils ont vite déchanté en ne trouvant pas où prendre leur café et surtout déjeuner !Les restaurants étaient quasiment tous fermés hier. «J’ai fait le tour du centre-ville (Alger) à la recherche d’un endroit où je pourrai me nourrir, en vain», explique Faycel, employé dans une société étatique.
Comprenant vite qu’il vivait le scénario «après-Aïd», il était content de trouver des magasins d’alimentation générale ouvert. Cela a vite été une douche froide puisque ces magasins étaient quasiment vides. «Ils n’ont presque rien. Leurs étals ont été «dévalisés» la veille de l’Aïd, mais ils n’ont pas pu se réapprovisionner faute de grossistes ouverts», assure-t-il en donnant l’explication que lui ont fournie ces commerçants. Effectivement, Faycel n’est pas le seul à s’être retrouvé face à des étals vides. Lyna soutient qu’elle n’a pas trouvé où acheter même de l’eau minérale. «J’ai dû me contenter de petites bouteilles, les seules encore disponibles dans les commerces», témoigne-t-elle. Que dire alors du pain ? «Il a été porté disparu depuis le 1er jour de l’Aïd», atteste Fouzi qui ne s’étonne pas de cette situation du fait que la majorité des employés des boulangeries vit en dehors de la capitale. «Je comprends bien qu’ils prennent des vacances, mais j’espère juste que leurs patrons aient pris leurs précautions pour que la situation ne tarde pas jusqu’à la fin du mois comme, était le cas les années précédentes», indique-t-il. Le problème ne se pose pas pour le pain seulement puisque les fruits et légumes sont aussi introuvables. «Les marchés de gros tournent au ralenti, on nous explique que les agriculteurs eux aussi n’ont pas repris ce qui explique ce manque», rapporte de son côté, Nacera, mère au foyer qui a « oublié » de faire les provisions pour la semaine.
Les vendeurs de produits maraîchers ouverts profitent de la situation pour dicter leur loi. Les prix des produits qu’ils proposent ont quasiment doublé. «On n’est pas face à de petites augmentations de 5 à 10 dinars, mais jusqu’à 100 à 150 dinars de plus», dénonce cette dame en donnant l’exemple du raisin de type muscat qu’elle avait acheté à 250 dinars la veille de l’Aïd et qu’elle retrouve chez le même commerçant à …500 dinars. De la pure folie ! «C’est cela la loi de l’offre et la demande», justifient ces commerçants non sans renvoyer la responsabilité sur les intermédiaires.
On n’est donc pas sorti de l’auberge avec un Aïd el Adha qui risque de se prolonger au moins jusqu’à la semaine prochaine, «sacrifiant» au passage les pauvres citoyens. En attendant, on s’échange, notamment sur Internet, les adresses des magasins ouverts ou qui ont encore de la marchandise…

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes édition de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours