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Béjaïa coupée du monde

La journée de dimanche s’est offert une nouvelle spécialité, celle de la protestation sociale. Il en est ainsi depuis plus d’un mois maintenant.

Il régnait, hier, une tension terrible que l’axe routier national 9 qui relie la wilaya de Béjaïa aux wilayas de Sétif et Jijel. Et pour cause ! Les citoyens du village Djebira dans la commune de Boukhlifa, ont décidé sans préavis, de fermer cette route nationale pour exiger des responsables, la réfection de la route qui mène à leur village. Les débuts de semaine sont à craindre à Béjaïa. C’est loin d’avoir un quelconque lien avec le Hirak, qui s’est réservé, lui, les journées de mardi et vendredi. Depuis quelque temps, la journée de dimanche s’est donné une nouvelle spécialité, celle de la protestation sociale liée à des questions relevant du cadre de vie et des insuffisances qui le minent. La fermeture de routes est, depuis, devenue le moyen de revendication le plus indiqué à Béjaïa, tant ce fléau est récurrent. La région de Béjaïa s’est de nouveau réveillée, hier, pour découvrir à ses dépens et ceux de ses habitants et visiteurs, un de ses plus importants axes routiers obstrué à la circulation. C’est loin d’être un fait naturel, mais c’est humain. Des citoyens, non contents d’un cadre de vie qui tarde à s’améliorer, sont venus encore une fois «empester» la vie à ceux qui n’ont aucun tort dans l’affaire mise en avant.
La RN 9 est restée coupée à la circulation dans les deux sens durant toute la journée d’hier. Des citoyens ont déversé leur colère dans la rue revendiquant l’aménagement d’une route. Cela est suffisant pour bouleverser le quotidien des milliers d’usagers de la route appelés à patienter sachant qu’aucun détour n’était possible. Un calvaire aggravé par le mauvais temps, qui perdure trois jours.
Le fléau de fermeture des routes qui tend à devenir une règle. Un état de fait qui inquiète autant les usagers en particulier et les citoyens en général, que les opérateurs. Mais il était dit que l’enfer sur les routes de Béjaïa sera de règle, tant que les élus portés aux commandes locales ne versent pas dans l’anticipation.
La fermeture de la Route nationale 9 a été pourtant largement médiatisée sur les réseaux sociaux, mais cela n’a pas pour autant suscité une quelconque initiative de la part des autorités locales administratives ou élues, pour s’enquérir du pourquoi de l’action et tenter éventuellement de l’étouffer dans l’œuf.
Le maire de la localité qui intervenait sur les ondes de la radio Soummam, indiquait que la prise en charge de cette revendication, à l’origine du blocage de la route, dépasse de loin les moyens de la commune. Ainsi, vu la gestion des affaires locales à Béjaïa celle-ci se singularise par un laisser-aller partout.

De Quoi j'me Mêle

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