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Tizi-Ouzou

Le miel se fait rare cette année

Les conditions climatiques écourtent la période de floraison.

La nature dit non aux producteurs de miel cette année encore à Tizi Ouzou. Les apiculteurs se plaignent en effet de la baisse drastique de la production du rucher local à cause de plusieurs facteurs. Selon ces derniers, cette année, la ruche n’a produit que les quantités suffisantes pour l’alimentation des abeilles. En cause, les conditions climatiques qui ont prévalu durant la période de floraison.
En effet, une tournée parmi les apiculteurs de la wilaya de Tizi Ouzou a été suffisante pour constater la baisse de la production et le dépit régnant parmi ses producteurs. « Cette année, les abeilles sont avares. Nous devrons attendre encore une année », se lamente un jeune apiculteur que nous avons rencontré sur le littoral. A notre question sur les causes, beaucoup incomberont cela à la nature. « Cette année, la période de floraison n’a pas duré longtemps. Ce qui a empêché les abeilles de butiner les quantités suffisantes de nectar », explique un apiculteur en exercice depuis plus d’une vingtaine d’années. Il connaît le métier par expérience.
Pour d’autres producteurs, les conditions climatiques ne sont pas les seules responsables de la situation. Les apiculteurs ont reçu les formations nécessaires pour l’élevage des abeilles et l’entretien des ruches, mais elles demeurent vulnérables face aux aléas de la nature. « Je sais exactement ce qu’il faut faire pour augmenter et varier ma gamme de miel mais je n’ai pas les moyens. Ça fait des années que je tente d’effectuer la transhumance sans résultat. Pour cette opération, il faut des moyens », regrette un apiculteur de la commune de Boudjima. Cette année, de ce côté, la production est quasiment nulle. « Même les ruches sauvages se font rares ces dernières années. Je suis passionné des ruches sauvages mais je déchante d’année en année à cause du déclin de ces abeilles sauvages », regrette Omar connu pour son expertise dans la recherche des ruches sauvages dans les forêts.
Aussi, par conséquent, les prévisions annoncent déjà une rareté du produit et surtout sa cherté. Cédé à 4 500 dinars le kilo en période de profusion, beaucoup s’attendent à ce que ce prix augmente à cause du manque de production, cette année. Ces dernières années, le suivi étroit des services concernés et leur appui aux apiculteurs ont réussi à apporter une certaine régulation de ce marché. Les producteurs ont à leur disposition une large gamme de foires où ils peuvent vendre leur production. Une démarche qui a permis aussi au consommateur d’avoir un produit sain. Il n’y a pas si longtemps, le marché du miel était dominé par la contrefaçon. Des pratiques malsaines de duperie ont porté un sale coup à l’image du miel du Djurdjura pourtant réputé comme l’un des meilleurs sur tout le pourtour méditerranéen. Bon gré malgré, les efforts des services de l’agriculture se poursuivent pour aider cette filière à se développer et à se hisser aux normes modernes. Ainsi, dans le cadre du programme de développement rural 2018-2019, il a été opéré le 8 juillet 2019 à la distribution de 110 ruches pleines avec des petits outillages au profit de 22 agriculteurs des communes de Beni Douala, Aït Mahmoud et Tizi Rached au niveau de la pépinière de la Capto sise au lieudit Rhahlia en présence du chef de service Opat à la DSA, chef de la subdivision agricole de Beni Douala et des techniciens de la même structure.

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