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Célébration des mariages à Béjaïa

La fête n’a pas de prix

C’est l’été, période par excellence des mariages et autres événements familiaux. Les ménages ne se privent pas pour leur faire honneur. Quel qu’en soit le prix, cela vaut le coup !

La vie s’anime à Béjaïa. C’est la saison de l’été. C’est aussi celle des fêtes principalement les mariages. Cette période de vacances, synonyme de la disponibilité de tous, est choisie par beaucoup de familles pour célébrer le mariage de leur fille ou de leur garçon, qu’importe le prix à payer pour faire la fête.
Entre la coutume villageoise et citadine, il y a tout un monde aussi bien dans la manière de la préparation que dans la célébration proprement dite.
A Béjaïa, les salles des fêtes affichent toutes complet et les dépenses sont colossales. Nul doute que lors du début des préparatifs du mariage, d’aucuns ne se rendront pas compte qu’en réalité, c’est aussi le coup d’envoi des dépenses qui, au fur et à mesure, augmentent d’une manière progressive. Dans les villes, le mariage nécessite de préparer les gâteaux, louer la salle des fêtes, payer les services des musiciens et du chanteur ou de la chanteuse à défaut du DJ ; pour d’autres, il faut aussi ajouter la troupe «Idhaballen», lors de l’arrivée de la mariée. Ceci sans compter les tenues vestimentaires. Et là, il faut dire qu’aussi bien du côté de la mariée que de celui des parents du futur mari, les dépenses sont presque similaires.
Dans la ville, le mariage est une question de chiffres. De la location de la salle des fêtes dont les prix varient, bien sûr, selon le «luxe» entre 100 000 et 500 000 DA la journée pour ne pas dire la soirée, jusqu’au repas en passant par les gâteaux, il y a de quoi se gratter la tête. Pour les salles, Nabil, père de famille qui veut faire un bon cadeau de mariage à sa fille en lui assurant le paiement de la salle des fêtes : «J’ai passé une semaine à chercher une belle salle des fêtes et bien sûr à bon prix. Finalement, j’en ai trouvé une qui m’a coûté 500 000 DA. Ce n’est point le cas de Saïd. Son fils et sa future femme, tous deux cadres supérieurs, se sont entendus pour un mariage jumelé. Une salle commune, un dîner pour tous et le tour est joué. C’est la tendance de l’heure, surtout si le futur couple réside dans la même ville Cette option est fortement prisée au vu des augmentations des prix des différents produits et donc de toutes les prestations de services. Pour les gâteaux de la fête et même les repas, certains, s’offrent les services d’un traiteur. Ami Ahmed ne s’est pas trop cassé la tête. «J’ai organisé un dîner familial et ce, dans notre propre maison. Mon fils s’est marié au printemps dernier et en tout et pour tout, son mariage m’a coûté pas moins de 100 millions de centimes. Là, je parle uniquement du jour du mariage, car auparavant, mon épouse et des parentes ont elles-mêmes préparé le couscous et quelques autres ingrédients sans oublier la couturière. C’est dire que de nos jours on a l’impression que les gens vendent leurs filles et non les marient…». L’option de Ami Ahmed est un peu ce qui est en vigueur dans les villages kabyles. Pas de salle, ni DJ et encore moins de cuisinier. Tout est produit localement. Dans les villages kabyles, le mariage se célèbre chez soi. Les gâteaux se préparent en famille. Le couscous aussi. La viande c’est généralement un bœuf qui est sacrifié et découpé la veille par les villageois. C’est l’entraide et la solidarité kabyle qui se manifestent encore. Au village on ne s’encombre pas d’invitations. Tout le monde est invité. La salle étant le domicile familial, l’ambiance des chants est assurée à tour de rôle par les femmes et les hommes dans une sorte de mixité respectueuse.
Les fêtes se déroulaient dans une ambiance empreinte de sérénité, de réels moments de la vie familiale et communautaire. Il y a de la mélancolie et de la nostalgie dans les propos du vieillard. Autres temps, autres mœurs. Les Disc-Jockeys, omniprésents aujourd’hui dans les célébrations, ne sont plus désirables. Dans certains villages, ils sont même interdits. Le retour aux sources se précise dans les villages.

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