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la société de distribution de l’électricité réclame ses dus

L’état est ce mauvais payeur

Quelque 22% des créances sont dus aux Assemblées populaires communales.

Avant d’aller chercher l’arme du crime chez son voisin, il faut peut-être commencer à bien chercher dans ses propres placards. La SDC, concession de distribution de Tizi Ouzou réclame de ses clients les impayés qui s’élèvent à plusieurs milliards. Une somme qui, selon le communiqué rendu public, met la société dans de grandes difficultés financières si ces sommes colossales ne sont pas récupérées dans les plus brefs délais. Toutefois, à bien examiner les chiffres dans leur précision, il s’avère que la situation n’est pas si simple qu’elle donne l’air. L’un des plus mauvais payeurs de cette société qui distribue l’électricité est bien l’autre société qui distribue l’eau potable. Ce n’est pas un client privé ou un particulier, mais une société étatique qui peine à payer ses créances d’électricité consommée pour alimenter les mêmes populations en eau. En effet, selon les chiffres donnés par la SDC, l’Algérienne des eaux doit à la SDC 23% de ses créances, c’est-à-dire, 867 473 890,15 dinars.
Les paradoxes ne s’arrêtent pas là, mais la suite des chiffres révèle des faits tout aussi incongrus. Quelque 22% des créances représentant 803 490 817,17 milliards de dinars sont le montant de la dette de l’administration représentée essentiellement par les Assemblées populaires communales. Ainsi, il s’avère que l’autre mauvais payeur n’est autre que l’administration. Dans cet imbroglio, le simple client, c’est-à-dire, le citoyen lambda ne détient que la moitié de la créance avec le risque de subir les coupures dans peu de temps. Devant cette situation, la SDC estime qu’il devient de plus en plus critique de concrétiser des projets d’investissement visant l’amélioration des prestations et la continuité des services rendus. Aussi, pour faciliter le payement des créances par les clients, la société de distribution offre un système de payement multi-canal. Pour conclure, le communiqué invite les clients à s’acquitter de leurs redevances pour éviter les désagréments d’éventuelles coupures d’électricité. Une alternative fâcheuse d’autant plus si elle venait à toucher l’autre société qui fournit l’eau potable.

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