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A Boghni et à la daïra de Bouzeguène

Des citoyens ferment la route

Les robinets sont à sec dans plus de la moitié des villages de Maâtkas.

Depuis deux semaines, les journées de dimanche coïncident avec l’observation de nombreuses actions de protestation par les citoyens qui veulent ainsi déplorer les problèmes auxquels ils font face et qui tardent à être pris en charge. Hier, nous avons enregistré deux actions de protestation. La première a été observée par les habitants de la commune de Maâtkas où la pénurie d’alimentation en eau potable bat son plein surtout depuis le début du mois de juin. Les robinets sont à sec dans plus de la moitié des villages de cette commune située à 25 kilomètre de la ville de Tizi Ouzou et la population ne sait plus à quel saint se vouer. C’est pourquoi, fermer la route leur a paru être la seule solution pour que les responsables du secteur concerné se penchent sur leur problème et tentent d’étancher un tant soit peu leur soif en ces périodes de grande canicule où les températures atteignent une moyenne de 45 degrés à l’ombre. Parmi les villages de la commune de Maâtkas les plus affectés par ce grave problème de pénurie persistante d’AEP, on peut citer Tajdiwt, Ath Zaim, Ighil Awane, Tizi Tzwegart, Ath Ahmed, Ath Aissa Ouziane, etc... Las d’attendre une solution qui ne veut pas venir, les habitants du village Tajdiwt sont passés à l’action, hier, en barrant la route principale qui relie le chef-lieu de la daïra de Boghni au chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou. Il s’agit du chemin de wilaya 128. Le trafic automobile a été grandement perturbé tout au long de la journée d’hier à cause des répercussions inévitables de cette action de protestation. Mais les protestataires n’avaient aucun autre choix compte tenu de l’échec de toutes les tentatives de régler ce problème crucial par les voies du dialogue avec les autorités locales et les représentants de l’Algérienne des eaux. Dans plus de la moitié des communes de la wilaya de Tizi Ouzou, les citoyens sont privés d’eau en pleine saison chaude. C’est le cas entre autres de la commune d’Ait Aissa Mimoun dans la daïra de Ouaguenoun où le calvaire des citoyens est indicible. D’ailleurs, les habitants d’Ait Aissa Mimoun ont observé une action de protestation au début de la semaine dernière. Mais à ce jour, le problème de manque d’eau persiste toujours dans tous les villages de cette commune, a-t-on appris, hier. Par ailleurs, des villages qui ne sont pourtant situés qu’à un jet de pierre du barrage d’eau de Taksebt, sont privés de ce liquide précieux. C’est le cas de l’un des plus grands villages de la commune de Tizi Ouzou : Issiakhen Oumeddour, situé à seulement 7 kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou. Même dans les villes touristiques, ce problème est posé. A Azeffoun, les citoyens et surtout les commerçants ont tiré la sonnette d’alarme cette semaine car la persistance de ce problème d’indisponibilité de l’eau potable, ajouté aux interruptions récurrentes et quotidiennes du courant électrique compromettent sérieusement le déroulement de cette saison estivale dans une ville très convoitée par les estivants. D’autres communes comme Azazga, Yakouren, Tigzirt..., l’eau est également une denrée rare. Mais ce sont les habitants des villages dépendant de la daïra de Drâa El Mizan qui en pâtissent le plus. Une deuxième action de protestation a été observée hier par les habitants du village Ait Azouane. Ces derniers ont procédé dès la première heure de la journée d’hier à la fermeture du siège de la daïra de Bouzeguène. Par cette action de protestation, les concernés entendent interpeller le chef de daïra sur sa promesse faite il y a plus d’une année concernant la réfection de la route principale qui traverse ce village qui est toujours à l’état de piste. On devine aisément les désagréments d’une telle «route» aussi bien en été qu’en hiver.

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