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Le CET Sidi Boudrahem de nouveau opérationnel

Béjaïa au chevet de son environnement

La station d’épuration étant installée, ce centre recevra les déchets de la commune de Oued Ghir.

C’est ce qu’a annoncé le président de l’APC de Oued Ghir, joint hier par téléphone. Yacine Ramdani, qui était aux côtés de sa population lors des manifestations, de juin 2018 dans la foulée de la dénonciation des effets néfastes de ce centre ouvert prématurément, s’est voulu rassurant, en expliquant que les risques de contaminations relèvent désormais du passé, maintenant que la station de traitement des liquides dégagés par les ordures après leur entassement, est fin prête.
L’édile précisera cependant que seuls les déchets ménagers de sa commune iront à ce centre d’enfouissement, bien que destiné à recevoir également les déchets de la ville de Béjaïa. Serait-ce une question de temps. Ramdani s’est contenté de dire que «la commune de Béjaïa continuera à déverser ses déchets à la décharge de Boulimat.
Par conséquent, l’air restera irrespirable du côté de Boulimat, où la fermeture définitive de la décharge publique, Zouvia, n’est pas au programme.
Cette décharge, qui a longtemps empesté les usagers de la RN 24 ainsi que celle des habitants des villages environnants, en raison des mauvaises odeurs et des colonnes de fumée qui s’en dégageaient, restera ouverte, mais pas pour longtemps, croit-on savoir. Objet d’une récente manifestation, la décharge, dans la région, doit impérativement être fermée pour mettre fin au ternissement de l’image du tourisme dans la wilaya de Béjaïa.
Le projet de son éradication a été prévu en 2018. Elle avait même été fermée officiellement. L’APC de Béjaïa l’avait remplacée par le CET d’une durée de vie de quatre, ans implanté au niveau du plateau de Sidi Boudrahem, où étaient traitées les ordures ménagères de la ville, avant que les citoyens du village Hellil, situé en contrebas du CET dans la commune de Oued Ghir, n’investissent la rue pour exiger sa fermeture. Le nouvel acquis, à peine opérationnel, sera vite fermé, sur décision de la ministre de l’Environnement de l’époque, en réponse aux attentes des villageois de Oued Ghir, qui se souciaient des risques sanitaires du fait des liquides et autres substances qui se dégageaient des casiers à ordures, après leur entassement.
Le centre d’enfouissement technique traitait à l’époque par un seul casier. Il était conçu de façon à ne laisser s’échapper aucune substance ou mauvaise odeur si la station d’épuration avait été installée en parallèle et avant son ouverture.
Ce ne fut pas le cas, d’où la réaction rapide des habitants des alentours après qu’ils ont constaté un liquide noirâtre, qui envahissait les cours d’eau et les rivières de la région, avec un risque très sérieux de contamination des nappes phréatiques.
En réaction, l’APC de Béjaïa avait dégagé, sur son budget une enveloppe conséquente pour réaliser la station et mettre fin aux rejets néfastes.
Une année après, cette station est entrée en action, mais la ville de Béjaïa, continuera pour l’heure de rejeter ses déchets vers Boulimat en attendant une solution qui pourrait intervenir dans les prochains jours, permettant ainsi d’éradiquer une fois pour toutes une décharge qui a longtemps empoisonné les automobilistes et les habitants de la région ouest de la wilaya.

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