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Le pétrole clôt la semaine sur une hausse hebdomadaire record

Une éclaircie pour l’Algérie ?

Le pays dont l’économie reste chevillée à ses revenus pétroliers a toutes les raisons d’apprécier à juste titre ce rebond qui a propulsé le baril autour des 65 dollars.

Le pétrole autour des 65 dollars. Une bonne nouvelle certes. Cela n’écarte cependant pas la question de la diversification de l’économie nationale qui s’impose comme une urgence. Un objectif incontournable à atteindre pour ne pas vivre le stress des dégringolades cycliques des cours de l’or noir avec leur lot de scénarios catastrophiques. Leur niveau actuel s’apparente, toutefois, quoiqu’on en pense à un bol d’air. Un sursis qui éloignerait probablement le spectre du retour à l’endettement extérieur. Une option que le gouvernement n’a pas écartée. Le Premier ministre Noureddine Bedoui a évoqué «la proposition du gouvernement concernant un possible recours au financement extérieur, auprès des institutions financières mondiales de développement, en vue de financer les projets économiques structurels et rentables» lors de son entretien, le 17 septembre, avec le chef de l’Etat Abdelkader Bensalah sans citer le Fonds monétaire international. Un niveau appréciable du baril permettrait aussi de moins recourir à la planche à billets pour équilibrer les finances, de relancer des projets structurants prioritaires nécessaires pour ne pas interrompre le développement économique en marche du pays, d’éviter une implosion du taux d’inflation et d’assurer surtout une justice sociale dont la République, celle dont les contours ont été dessinés par le congrès de la Soummam, a fait un de ses fondamentaux. Un précieux «capital» férocement défendu, jalousement gardé et chèrement acquis. Tout comme il faut souligner que des cours de l’or noir élevés nous permettraient de moins puiser dans des réserves de changes, autour des 70 milliards de dollars, qui fondent comme neige au soleil et dont on prévoit l’assèchement d’ici 2022. Leur niveau actuel constitue incontestablement, une éclaircie pour l’Algérie. Une conjoncture qui est liée à l’envolée des prix de lundi dernier suite aux attaques de drones qui ont frappé des sites pétroliers saoudiens qui ont privé le marché mondial de 5,7 millions de barils par jour, les cours de l’or noir ont baissé pavillon durant les deux jours qui ont suivi cet événement avant d’enregistrer deux hausses consécutives, l’une jeudi et l’autre vendredi. Hier, l’or noir s’échangeait à 64,81 dollars, à Londres, enregistrant une hausse de 41 cents par rapport à la veille qui sont venus s’ajouter aux 80 cents de la séance du 19 septembre. Soit un gain de 1,21 dollar en moins de 48 heures. Ce qui doit permettre au baril de Brent, référence du pétrole algérien de valider une hausse hebdomadaire record. Les prix du pétrole sont restés sous tension, significativement soutenus par l’information qui faisait état de recherche d’achat de brut et des produits du pétrole à des pays étrangers par l’Arabie saoudite. Ce qui a laissé planer le doute sur les capacités de relance réelle du royaume dont le gouvernement a assuré que la production totale reprendrait avant la fin du mois de septembre. Les cours étaient aussi à l’écoute des échanges «guerriers» verbaux entre Washington et Téhéran, favorisant leur hausse. L’Iran était responsable des frappes dévastatrices de samedi, revendiquées par les rebelles yéménites houthis, a déclaré le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, en visite mercredi dernier en Arabie saoudite. Mike Pompeo a qualifié l’attaque contre des infrastructures pétrolières du royaume d’«acte de guerre». Le président américain, Donald Trump qui avait annoncé dimanche avoir autorisé l’utilisation de réserves stratégiques américaines de pétrole pour compenser la baisse de production de l’Arabie saoudite, n’a pas exclu une riposte des Etats-Unis. Faut-il s’attendre à une flambée des cours de l’or noir ? Les experts ne l’excluent pas. Les prix du brut augmenteront d’au moins 15 à 20 dollars le baril si la perturbation dure sept jours. Si le retour à la normale se prolonge jusqu’à 30 jours, les prix pourraient passer à trois chiffres, a pronostiqué le président de la société de conseil Rapidan Energy, Bob McNally. On n’en est encore pas là. Wait and see.

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