{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

De l’argent continue d’être transféré illégalement vers l’étranger

Un député canadien sème le doute

Un jeune parlementaire canadien a lancé une alerte se rapportant au transfert d’importantes sommes de l’Algérie vers le Canada.

L’opération « mains propres » se poursuit en Algérie. Les hauts cadres de l’Etat, impliqués dans des affaires de corruption, se succèdent devant les juges. Néanmoins, la machine de la corruption a-t-elle arrêté de tourner pour autant ? Pas si sûr, si l’on se fie à l’appel donné ces jours-ci, par un jeune parlementaire canadien, qui a lancé une alerte se rapportant au transfert d’importantes sommes de l’Algérie vers le Canada, de la classe politique algérienne. Ces faits encore non avérés, ont été transcrits sur un document soumis par le député Pierre-Luc Dussault, de l’Etat de Sherbrooke, au ministre des Finances canadien, William Francis Moreau. Celui-ci évoque entre autres, les desseins des dirigeants algériens de «s’exiler à l’étranger». « Je vous écris aujourd’hui pour vous faire part d’une situation préoccupante qui nécessite votre attention et votre vigilance », a rédigé le parlementaire. « Il m’a été rapporté que depuis que des grands changements politiques et sociétaux et institutionnels sont réclamés par les soulèvements populaires du peuple algérien au cours des derniers mois, il y aurait d’importantes sommes d’argent qui seraient envoyées au Canada, particulièrement au Québec. », a-t-il révélé. Et d’ajouter : « Ces mouvements financiers sont majoritairement faits par la classe politique et dirigeante algérienne actuelle, qui se prépare à un exil imminent.» En s’adressant au responsable du département des finances canadien, le député écrit encore : « Je vous demande donc aujourd’hui de porter une attention particulière aux transferts internationaux vers le Canada de sommes d’argent importantes en provenance de l’Algérie ou de ressortissants algériens ». La divulgation de Pierre-Luc Dussault intervient dans un contexte très délicat. Il faut par ailleurs attirer l’attention sur le fait que le gouvernement canadien a affiché son appui au Mouvement populaire et pacifique initié par le peuple algérien. Les responsables canadiens avaient ainsi soutenu toute initiative qui irait dans le sens d’une « transition démocratique » pour l’Algérie. Il serait donc contradictoire que le Canada ne gèle pas les transferts illicites émanant de l’Algérie.
En parallèle, la Suisse, à la demande d’un avocat algérien, avait bloqué tous les avoirs illicites des proches des Bouteflika.
Il faut signaler que la dilapidation des deniers publics se mesure par milliards. Des sommes astronomiques ont été détournées des caisses de l’Etat vers les banques étrangères. A ce moment précis, une seule question turlupine la société : pouvons-nous, oui ou non restituer ces fortunes placées dans des comptes d’autres pays ? Les spécialistes du domaine sont partagés, certains perplexes, d’autres plus optimistes, quant à la possibilité de récupérer les fonds détournés.

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes édition de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours