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La mobilisation toujours au rendez-vous

Un avant-goût du 5 juillet…

Alger la Blanche devint… bleue ! Les forces de l’ordre étaient présentes en masse. Des arrestations ont été enregistrées.

L’acte xxi du Hirak n’a pas dérogé à la règle : une mobilisation intacte et un esprit des plus pacifiques ! Un véritable exploit qui dure depuis 19 semaines. Pourtant, hier, il n’était pas aisé de maintenir ce cap. Car, les forces de l’ordre ont redoublé de pression, notamment à Alger ! Les barrages filtrants ont été plus que jamais «fermés», alors qu’«El Mahroussa» a vu un déploiement exceptionnel des forces de l’ordre. Alger la blanche était…bleue ! La police algéroise a déployé tout son matérielle sur les artères d’Alger. La rue Didouche-Mourad jusqu’à la Grande Poste était quadrillée par les camions antiémeute et les voitures de police. Même le fameux et tant décrié «Nimr ISV» a été sorti ! En plus de la place de la Grande Poste et du tunnel des Facultés fermé depuis plusieurs semaines, on a eu droit à la fermeture de la place Maurice-Audin ainsi que la trémie du boulevard Amirouche. Les forces de l’ordre ont tenté de montrer leur force. Une pression psychologique qui a été accentuée par des fouilles systématiques, la chasse aux emblèmes et pancartes, mais surtout les arrestations. Malgré cette atmosphère malsaine, l’acte XIX du Hirak n’a pas enregistré de débordements. Même au moment où des policiers sont entrés au milieu de la foule pour «piquer» des emblèmes amazighs, gazant au passage hommes et femmes tous âges confondus. La foule a répondu par des «Dwala Madania machi policia» ou des insultes telles que des aboiements. Des échauffourées ont été enregistrées, mais les «sages» ont tout fait pour calmer rapidement les esprits. Cela même si les arrestations ont provoqué l’ire de la foule qui a demandé leur libération immédiate. Tout comme celle des détenus arrêtés vendredi dernier, et mis en détention préventive. D’ailleurs, les magistrats en ont pris pour leur grade. Les marcheurs les ont qualifiés de «juges du téléphone». Pour eux, la confiance en la justice qui est née après les arrestations et consorts, a été brisée par la mise en détention de ces jeunes militants. «Atalgou el masakine ya koudate tiliphone» (libérez les
malheureux, magistrats du téléphone), était l’un des slogans phares de la journée. D’ailleurs, on a senti chez beaucoup de marcheurs une grande colère suite à ces arrestations. Elles semblent même avoir «boosté» le Hirak. Les «ya hana ya antouma, maranache habsine» (C’est soit vous, soit nous, on ne s’arrêtera pas) étaient scandés en chœur par une foule en délire. Au même titre que les «Chaâb mrabi et dawla khayna» (le peuple est bien élevé alors que nos dirigeants sont des traîtres). La foule a également demandé l’application immédiate des articles 6 et 7 de la Constitution. Un scrutin symbolique était improvisé où le peuple algérien a été élu président de la République. La foule a aussi insisté sur l’aspect civil de la République. Le slogan «Dawla madania machi aaskaria (République civile et non militaire)», fusait de partout. La mobilisation était au beau fixe, la détermination et l’envie également. Néanmoins, cela ne semble être qu’un avant-goût de vendredi prochain que les Algériens annoncent comme le plus grand rassemblement de l’histoire du pays. «5 juillet c’est vendredi prochain, on vous fera votre fête», chantaient-ils pour annoncer la couleur…

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