{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

Commémoration du 63ème anniversaire de l’assassinat de Zabana et de Ferradj

Tristesse et recueillement

Ce crime par la guillotine a été commis en 1956, malgré l’opposition des conventions, internationales, de Genève

Une atmosphère lourde régnait parmi l’assistance invitée à cette émouvante commémoration du souvenir, organisée, hier, par l’Association nationale des anciens condamnés à mort.
Le climat aidant, ce moment de recueillement était baigné d’une grande émotion, dans l’enceinte de la tristement connue prison Serkadji (ex-Barberousse), qui se dresse en haut de la Casbah et où a été guillotiné un total de 216 moudjahidine entre 1956 et 1961. Le premier fut Ahmed Zabana, suivi de Abdelkader Ferradj.
Dans une allocution truffée de souvenirs de «combats» et de lutte conte l’occupation française, le président de l’association, Mostefa Boudina, a tracé l’itinéraire détaillé des combattants Zabana et Ferradj, dont la fille Ahmama, émue et fière, venue de Bouira, était présente à cette cérémonie. Etait également présent Bouzid, le frère de Boualem Rahal, le plus jeune (17 ans), condamné à mort en 1957. Il a affirmé à L’Expression qu’un total de 3 400 anciens condamnés à mort ont survécu jusqu’au jour de l’indépendance un certain 5 Juillet 1962. L’assistance, très émue, était composée d’anciens condamnés à mort, de compagnons de lutte ainsi que de leurs amis de combat et de citoyens lambda qui ont vécu cette époque historique. Les personnes présentes à ce douloureux anniversaire ont eu l’occasion de visiter le «couloir de la mort» composé de 14 cellules où «chacun attendait son tour», après l’exécution de Zabana dont la cellule a été solennellement visitée par les gens présents alors que plusieurs citoyens prenaient des photos devant ce lieu historique.
Cette 63ème commémoration a été rehaussée par la présence du wali délégué de Bab-El-Oued (Alger), Abdelaziz Othmane et par celle du président de l’APC de la Casbah, Ammar Zetili, ainsi que de nombreux cadres et agents, dont ceux notamment de l’administration des établissements pénitenciers d’Algérie. A la même époque, a rappelé le président de l’Association, quatre moudjahiddine ont été brûlés vifs devant la prison d’Oran par des criminels de l’OAS qui s’étaient déguisés en gendarmes et avaient extrait lesdits prisonniers de leur cellules pour commettre ce crime atroce.

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes édition de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours