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Sous les bombes médiatiques

Sans une équipe dédiée et performante, le risque de voir l’équipe de Karim Younès aspirée par la démoralisation est très grand.

Sitôt installé, le panel des personnalités appelée à faciliter le dialogue en vue d’obtenir le «consensus le plus large possible» pour organiser la présidentielle, est soumis aux feux des médias.
Les six membres en ont eu pour leur compte sur les réseaux sociaux où ils ont reçu un «accueil» hostile. Sans compter la tornade de critiques venant de partis politiques, des associations et du Mouvement populaire. Voilà donc le panel des «six» élargi, en plein dans le champ de bataille médiatique. La guerre est féroce, le groupe a lancé un premier appel pour des renforts. Pas moins de 23 personnalités ont été conviées à rejoindre le front. Il s’agit d’une première mesure de réplique en attendant de recevoir les réponses à leurs préalables, c’est-à-dire les mesures d’apaisement. Mais est-ce suffisant pour contenir les avalanches de critiques ? Nul ne peut mener une action en période de crise en satisfaisant tout le monde. Encore moins lorsque le besoin profond d’un changement radical est aussi grand qu’en Algérie.
Le principal défi de ce panel consiste à ficeler une stratégie médiatique, offensive et blindée pour baliser le chemin et rentabiliser les acquis. Et quels acquis? Jeter en prison les hommes puissants au plan politique et économique qui faisaient la pluie et le beau temps en Algérie aurait provoqué une guerre civile il y a quelques années.
Ouvrir un pareil chantier avec une aussi grande célérité pour extirper les racines de la corruption mérite le plus grand coup de projecteur médiatique. Expliquer, répéter, convaincre et s’il le faut revenir à la charge que ce n’est pas trahir en acceptant que la logique du dialogue est une pédagogie à laquelle doit s’astreindre la communication du panel. Sans une équipe dédiée, formée et performante, le risque de voir l’équipe de Karim Younès aspirée par la démoralisation est très grand.
Les réseaux sociaux jouent un rôle plus important que les partis politiques et les associations de la société civile. Convertis en principale force d’opposition, les nouveaux médias incarnent désormais le quatrième pouvoir. Ce groupe n’ignore pas qu’il aura des tempêtes politiques à affronter, des trahisons à subir par ceux qui succombent à la tentation du pouvoir ou de l’argent. Nul doute que ce panel n’a pas le droit de perdre la bataille morale, au risque de satisfaire ses adversaires.

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