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Gel des négociations avec ses partenaires étrangers

Sonatrach dément

La compagnie nationale a apporté un démenti cinglant à une « information » colportée, il y a une semaine, par certains médias.

La rumeur s’est répandue comme une traînée de poudre. Les discussions entre la compagnie pétrolière nationale Sonatrach et les compagnies pétrolières américaines à l’image d’Exxon et Chevron sont toujours gelées, dans un contexte de crise politique touchant le pays depuis 6 mois, avait écrit l’agence Reuters dans une dépêche datée du 27 août. Vrai ou faux ? « Les informations sur de quelconques perturbations des relations ou des négociations entre Sonatrach et ses partenaires sont sans fondement », a répondu le nouveau patron de Sonatrach, Rachid Hachichi, cité par une dépêche de l’APS datée d’hier. « La production est toujours en cours chez Sonatrach, mais tout le reste est complètement gelé, y compris les discussions avec Exxon et Chevron », avait indiqué une source au sein de la compagnie pétrolière nationale, qui « a refusé d’être identifiée compte tenu de la situation politique délicate » avait précisé l’Agence de presse internationale basée à Londres. Le successeur de Abdelmoumen Ould Kaddour, a tenu à rassurer aussi sur ce plan-là. La situation politique que traverse l’Algérie n’a aucun impact sur la relation et les négociations menées entre Sonatrach et ses partenaires étrangers, a-t-il affirmé, tout en soulignant que Sonatrach et ses partenaires étrangers « travaillent toujours en étroite collaboration ». Le P-DG du groupe gazier a promis de confirmer ces déclarations prochainement. Attendons-nous donc, à ce que les pendules soient mises à l’heure. Surtout que l’informateur qui aurait sourcé Reuters serait un enfant de la boîte. Tout accord avec une compagnie étrangère est « sensible en Algérie et a besoin du soutien d’un président permanent et non d’un intérimaire » aurait-il indiqué. « Aucune visibilité sur le court terme étant donné que c’est la politique et non l’économie qui a la priorité pour l’instant », a-t-il assuré. Tout porte à croire, cependant, que si les pourparlers traînent entre les compagnies pétrolières américaines et Sonatrach, cela serait plutôt dû à la nouvelle loi sur les hydrocarbures qui tarde à voir le jour. Un texte qui devait être dépoussiéré pour décupler la force de frappe de Sonatrach qui a pour objectif d’intégrer le cercle fermé du gotha des compagnies qui dominent la sphère de l’énergie. Les « correctifs » attendus pour cet été n’ont pas été dévoilés à la période arrêtée (août 2019). Ce qui a donné libre cours à certaines spéculations annonciatrices de projets gelés, d’une désaffection de l’intérêt d’investisseurs étrangers pour le marché algérien et de difficultés à assurer le niveau actuel des exportations d’hydrocarbures. Malgré la conjoncture politique que traverse le pays, la major américaine, ExxonMobil, première compagnie pétrolière mondiale, BP et Shell, avaient montré leur intérêt à investir et à relancer leurs activités en Algérie. Chevron, 6ème compagnie pétrolière mondiale avait exprimé le souhait de son groupe de s’associer au projet de création d’une société de trading lancée par Sonatrach. Le groupe nippon, Coo Itochu, spécialisé dans la construction de méthaniers, l’italien ENI, dans le cadre d’une cession de participations d’un projet auquel est associé le britannique Petroceltic, sont autant de prises potentielles qui doivent figurer sur le « tableau de chasse » de Sonatrach. Aucune ne s’est officiellement rétractée. Ni attendu une nouvelle loi pour manifester de l’intérêt pour le marché algérien.
La compagnie nationale des hydrocarbures a par ailleurs renouvelé trois gros contrats de livraison de gaz naturel entre le 16 mai et le 26 juin (l’italien ENI, la Société pétrolière et gazière portugaise Galp et le groupe énergétique italien Enel), tordant ainsi le coup à cette rumeur persistante qui donnait le marché algérien pour un champ de mines. Cette fois-ci Sonatrach le dit de vive voix. La fin du feuilleton est en principe écrite.

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