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Bouira

Rien n’arrête le ridicule

Décidément, rien n’arrête le ridicule en Algérie. Les citoyens découvrent ces derniers temps des affiches placardées partout annonçant des cours payants. Avant, c’était des offres de vente d’appartements, de lots de terrains, de location de logements et surtout des affiches et plaques annonçant l’ouverture de cabinets médicaux. Là aussi et sans aucun scrupule, on utilise même les pylônes électriques pour y accrocher des plaques directionnelles.
Devant cette pollution visuelle, les pouvoirs publics laissent faire et le phénomène prend des proportions atteignant plusieurs nouveaux secteurs. Désormais, l’activité s’est étendue à l’Education nationale. L’incapacité à interdire cette activité encourage pareille méthode. Les cours payants, et au risque de nous répéter, se sont généralisés. Certains n’hésitent pas à louer leurs mérites dans ces annonces collées aux abords des cafés, des établissements scolaires. Pour parer à la forte demande, les garages sont loués et des centaines d’élèves entassés sans aucun souci sécuritaire, encore moins pédagogique puisque le nombre influe sur la qualité de l’enseignement. Très prisé par les plus nantis, le recours aux cours privés qui, au demeurant, n’a rien à voir avec la remise à niveau ou la consolidation, lesquelles activités étant recommandées à certains élèves, ne suscitant aucune réaction des associations de parents d’élèves. Dernièrement, nous avons rapporté le refus de certains directeurs des établissements secondaires d’ouvrir les classes spéciales. Ce refus est intentionnel bien sûr. L’ouverture des classes spéciales aux candidats aux examens nationaux a, par le passé, permis à bon nombre de réussir à l’examen du baccalauréat. Ces cours dispensés dans les établissements sont réservés aux matières principales et dispensés le soir, les assurer serait un coup fatal à l’activité lucrative qui tend à se généraliser pour atteindre tous les paliers de l’enseignement. Même les élèves du primaire suivent des cours payants. En plus du grave préjudice porté à la corporation, ces cours sont parfois la raison essentielle du comportement des apprenants. Beaucoup d’élèves n’accordent aucune importance aux leçons en classe au motif qu’ils verront leurs contenus dans les garages. Cette dévalorisation vient de passer sous le cap de l’admissible. Lancer des appels par un affichage sur les lieux publics montre s’il le fallait que l’enseignement est infecté par des opportunistes qui n’ont rien à voir avec la noble mission : celle de transmettre le savoir. Le nouveau ministre qui exprime une volonté de remettre à niveau l’école algérienne ne doit pas avouer son incapacité mais doit mettre en place un mécanisme pour freiner un phénomène nuisible.

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