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Réalisation de marchés de gros

Rezig met en avant les opérateurs privés

La fonction commerciale des marchés de gros est du ressort du privé, d’autant plus que la réalisation de marchés par l’Etat reste sujette à des problèmes et à des contestations.

Dans le but de réguler l’activité des marchés, et afin de maîtriser la circulation et la distribution des produits agricoles, le ministre du Commerce, Kamel Rezig, a annoncé lundi dernier que des textes juridiques, sont en cours d’élaboration pour faciliter la réalisation de marchés de gros par des privés, et ce dans le cadre de la nouvelle stratégie adoptée pour booster la construction de ces structures commerciales. Indiquant que « ces textes visent à impulser la réalisation de marchés et espaces commerciaux par les opérateurs privés en prélude au retrait total de l’Etat de leur réalisation, aussi bien du gros que du détail.
De tels projets doivent être laissés au secteur privé, d’autant plus que nombre de marchés publics réalisés précédemment n’ont pas donné les résultats escomptés ».
Une mesure qui viendra finalement encadrer le fonctionnement des marchés de gros, pour lesquels l’Etat, peinait à réaliser un tissu de ces structures, pour apporter un équilibre commercial entre les producteurs et les mandataires. Il faut dire, dans ce sens, que la problématique de la stabilité des prix des produits, qui est une conséquence de l’absence de gestion des marchés par les opérateurs, a donné durant des décennies, du fil à retordre, chose que le ministre n’a pas manqué de relever, précisant que « la fonction commerciale des marchés de gros est du ressort du privé, d’autant plus que la réalisation de marchés par l’Etat reste sujette à des problèmes et à des contestations lors de la distribution ».
Dans ce contexte, le rôle du ministère du Commerce, se confinera dans « la réalisation de Centres commerciaux dans les zones d’ombre, qui ne sont pas très attractives pour les opérateurs privés, de la mission de supervision, de suivi et de contrôle des espaces commerciaux et la consécration du principe de mise en concurrence », a expliqué le ministre.
Par ailleurs, revenant sur les expériences initiées par le secteur du commerce dans la réalisation des marchés de gros, le ministre a déploré la situation actuelle de ses projets pour lesquels, il n’y a pas eu de résultats probants, et pour lesquels des démarches de valorisation seront entreprises, telles que « le marché de gros de Aïn Ouassara pour lequel des sommes conséquentes ont été déboursées et qui est toujours fermé, le marché de gros de Bourached à Aïn Defla qui ne fonctionne qu’à hauteur de 20% de ses capacités et le marché de gros de Sétif qui connaît des difficultés qui ont empêché son fonctionnement ».
En outre, pour les projets en cours de réalisation de sept marchés de gros par la Société de réalisation et gestion des marchés de gros (Magros), le ministre a fait savoir qu’un certain nombre sera réceptionné durant l’année en cours et le reste en 2021. Tandis que le projet du marché régional centre Ben Chaâbane à Boufarik (wilaya de Blida) a été annulé, étant donné qu’il s’est avéré que son assiette est une terre agricole et que le projet n’est pas faisable du fait de l’existence de trois grands marchés dans la région ». En somme, l’édification et la gestion d’un réseau de marchés de gros, aura le mérite de faire face à l’anarchie qui avait marqué cette activité, notamment par l’action des lobbys et des barons de la spéculation, qui ne pourront sévir avec autant d’aisance, lorsque le circuit est quadrillé, et que les marchandises atterrissent systématiquement au niveau des marchés, et obéissent à une gestion de distribution réglementée par les opérateurs eux-mêmes.

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