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Belle leçon des Algériens pour leur attachement à l’unité nationale

Quel patriotisme !

Plus uni que jamais, le Hirak a offert une nouvelle démonstration de force tout en gardant sa détermination et son pacifisme. Splendide !

«Les Algériens khawa, khawa» (Les Algériens frères et unis, Ndlr). Voilà le mot d’ordre du XVIIIe acte du Hirak. Cette magnifique phrase planait sur le beau ciel de l’Algérie en ce vendredi premier jour de l’été, où des millions d’Algériens ont décidé de le fêter en…manifestant ! En effet, comme durant les 18 semaines précédentes, ils étaient des millions à être sortis, dans la rue pour réclamer le vrai changement. À Alger, la mobilisation était des plus impressionnantes, on se serait cru aux premiers jours de la révolution du 22 février. Pourtant, les forces de l’ordre ont tout fait pour empêcher que ce jour de la fête de la Musique soit celui de la fête du Hirak. Les entrées vers Alger étaient plus «fermées» que d’habitude. À 16h , les routes étaient encore quadrillées pour empêcher la foule d’arriver, et cela, de l’est, de l’ouest, du nord ou du sud d’ « El Mahroussa ». Cela sans parler de la répression policière qui a marqué la matinée d’hier. Néanmoins, tout cela n’a en rien touché la ténacité et l’esprit « silmiya » des Algériens plus que jamais déterminés à faire « chuter » le pouvoir. «Ya hna, ya antouma. Maranache habsine » (C’est soit vous, soit nous qui partirons. On ne s’arrêtera pas», criait avec chœur une foule qui n’a jamais été aussi unie ! « Makach el f’itna, les Algériens gaâ khawa» (il n’y a pas de division, les Algériens sont tous des frères), insistaient les marcheurs. Ces derniers étaient très cosmopolites. Jeunes, et moins jeunes, hommes et femmes étaient là pour un seul but : libérer l’Algérie ! «On parle de vrai changement d’un projet politique et sociétal pour l’Algérie, ils nous noient dans de fausses polémiques», dénonce Faycel, un jeune médecin qui a repris les «manifs» ce vendredi après un «arrêt» de trois semaines. «Après un bref espoir, nous sommes revenus à la case départ. Alors, j’ai décidé de revenir à la rue…», explique-t-il avec beaucoup de déception. Au vu de la foule impressionnante d’hier, Mehdi n’est pas le seul à avoir repris le chemin de la protestation. Le Hirak semble avoir connu un nouveau souffle avec un peuple uni dans sa diversité culturelle et idéologique. «Avec cette histoire d’emblème amazigh le pouvoir a essayé une brèche pour tenter de diviser les Algériens. Ils lui ont répondu très… fraternellement» soutient de son côté Zehoua, une jeune fille qui s’était recouvert le corps de l’emblème national d’un côté et berbère de l’autre. Au moment où l’on parlait à Zehoua, un groupe de jeunes Algérois surgit au niveau de la Grande Poste. Il fait face aux forces de l’ordre en faisant flotter le drapeau national et en criant : «Casbah, Bab El Oued Imazighen». L’ambiance était au beau fixe ! Même si les revendications politiques étaient reléguées au second plan en cette démonstration d’unité et d’union, il n’en demeure pas moins qu’elles ont été rappelées entre un «khawa khawa» (frères frères) et «Non à la f’itna (division). Ainsi, on pouvait entendre ou lire des pancartes appelant à une transition avec des têtes acceptées par le Hirak. Il y avait également les fameux appels à une «République démocratique et populaire et non militaire». Bref, on a assisté à une nouvelle journée historique où, comme la foule le dit si bien : « rana twahadna, basitou b’ina » (on s’est unis, vous êtes foutus)…  

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