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Tigzirt et Azeffoun

Que de défaillances !

La saison estivale prend fin avec les rentrées sociale et scolaire en ce début du mois de septembre. àTigzirt comme à Azeffoun, les deux cités replongent désormais dans une monotonie qui va durer jusqu’à la prochaine saison qui débutera le mois de juin 2020. Cette année, incontestablement, le nombre d’estivants à visiblement chuté par rapport à celui enregistré la saison dernière. Ce n’est pas à cause d’efforts en moins de la direction du tourisme, mais il faudra chercher les raisons ailleurs. La saison estivale comme le tourisme en général ne sont pas l’affaire seulement de cette direction de tutelle. Beaucoup d’acteurs qui devraient intervenir sont restés absents depuis plusieurs décennies.
En effet, il ne suffit pas d’avoir de beaux paysages pour faire du tourisme. L’industrie touristique est un créneau qui a besoin de la mobilisation de nombreux autres acteurs. Leur absence fait que le secteur n’amorcera jamais un quelconque élan vers son essor. Voyons ce qui a fait défaut sur le terrain. D’abord, à Tigzirt comme à Azeffoun, les visiteurs ont, depuis longtemps, exprimé le besoin d’animation. Or, depuis le début de la saison, les deux villes ont brillé par l’absence d’animation culturelle ou artistique. Les familles, très nombreuses, qui ont loué pour plusieurs jours, voire des semaines, ont constaté amèrement la monotonie qui caractérise ces deux cités antiques. Aucun gala ni pièce de théâtre n’est venu perturber le silence des salles de cinéma ou des salles de loisirs divers. Les artistes foisonnent, mais ils n’ont trouvé aucun organisme à même de leur permettre d’organiser des fêtes pour égayer les soirées des visiteurs. Aussi, il devient évident que le secteur de la culture est un acteur important dans l’industrie touristique.
Sur un autre plan, les deux villes sont très riches en monuments, vestiges de cités antiques et autres sites touristiques. Eparpillé sur un périmètre de plusieurs kilomètres, ce patrimoine doit être accessible aux visiteurs curieux de le découvrir. Mais, hélas, le visiteur ne peut pas se rendre sur les lieux éloignés de la ville sans la mobilisation du transport. En collaboration avec les agences de voyageurs, elles aussi sans signe de vie, le secteur du transport pouvait participer à satisfaire ce besoin de découverte. L’organisation de navettes et de voyages organisés aurait pu faire renaître de ses cendres le métier de guide touristique. Une fois sur les sites, des guides touristiques pouvaient faire découvrir l’histoire de ce patrimoine. Pour tisser cette toile d’araignée sur toutes les destinations, la mobilisation du transport est nécessaire. Ce qui fait de ce secteur un autre acteur indispensable dans l’industrie touristique. Mais, jusqu’à présent, il n’en est rien.
Enfin, avec ce grand potentiel de visiteurs, les produits de l’artisanat et les produits agricoles du terroir peuvent participer à rendre attrayante la destination. Des foires et des salons organisés sur les lieux pouvaient permettre aux producteurs et aux artisans de bénéficier de ces millions de visiteurs. C’est pour eux l’une des meilleures occasions de promouvoir et de vendre leurs produits. Un fait qui rend nécessaire l’implication directe des secteurs de l’artisanat et de l’agriculture dans la machine touristique. Là aussi, il n’en fut rien. C’est pourquoi, il s’avère donc impossible pour la direction du tourisme, toute seule, d’organiser le secteur qui est aujourd’hui une véritable industrie touristique dans les pays voisins.

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