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La composition du panel se dessine

Premier pas pour une sortie de crise

Les lignes commencent à sérieusement bouger depuis l’appel au dialogue lancé par le chef de l’Etat à l’occasion de la célébration du 57ème anniversaire de l’indépendance.

Le panel a désormais un visage. Il a l’avantage de susciter de surcroît l’intérêt de la présidence de la République. Ce qui est loin de ne représenter qu’une mince avancée. Cette amorce de dialogue annoncée ne pourra prendre son élan sans concessions, sans mesures d’apaisement.
A commencer par la libération des personnes emprisonnées pour leurs opinions politiques. Un préalable qui doit en principe être satisfait. Est ce que cela signifiera le bout du tunnel pour autant ?
La question s’impose. Le bout du tunnel ? Il faut cependant reconnaître qu’un grand pas vient d’être franchi pour sortir le pays de l’imbroglio politique dans lequel il a sombré depuis la démission de l’ex-président de la République. Pour la première fois en effet depuis le discours prononcé le 3 juillet par le chef de l’Etat à l’occasion du 57e anniversaire de l’indépendance, les lignes commencent à sérieusement bouger. Abdelkader Bensalah avait appelé à un dialogue inclusif, piloté par des personnalités nationales crédibles, qui doit aboutir à l’organisation d’une élection présidentielle à laquelle ne prendront part ni l’Etat ni ses institutions dont l’armée. Un intérêt suprême que doivent honorer les enfants du pays qui sont appelés à afficher leur détermination «afin de préparer de manière effective et sérieuse la tenue de la prochaine élection présidentielle, dans les plus brefs délais, à travers l’adoption de la voie du dialogue national serein et constructif auquel ont fait appel les bonnes initiatives avec leurs contenus réalistes et raisonnables», a estimé Ahmed Gaïd Salah dans son discours du 10 juillet. Comment ne pas réagir à l’appel de la patrie en danger ? 13 personnalités et non des moindres sont citées pour cette mission à caractère sacrée. Ahmed Taleb Ibrahimi, Mouloud Hamrouche, Mokdad Sifi, Karim Younès, Mustapha Bouchachi, Lyes Merabet, Smaïl Lalmas, Fatiha Benabbou…
Certaines sont déjà sur le « pied de guerre ». Celles et ceux qui ne se sont pas déclarés partants ne sauront, en principe s’y dérober car il s’agit de sortir le pays de cette mauvaise passe qui présente tous les ingrédients d’une crise désastreuse. Et lorsqu’il s’agit de la survie de l’Algérie pour laquelle se sont sacrifiés plus d’un million de ses filles et fils, non seulement il faut agir vite, mais il faut surtout mettre de côté son ego. Il serait donc suicidaire de ne pas entretenir cette lueur d’espoir, aussi fragile que celle d’une frêle bougie, tellement précieuse qu’il est interdit de lésiner sur tous les moyens qui en feront le phare de demain. Ne pas mener le pays vers cet horizon qui lui tend les bras c’est revenir à trahir le serment fait à ses martyrs et contrarier tous les espoirs de voir l’Algérie basculer vers une IIe République garante des libertés individuelles, d’expression, d’une justice affranchie, de l’alternance au pouvoir…Des revendications que portent à bras-le-corps des manifestations populaires pacifiques aussi exceptionnelles qu’historiques, qui ont fait l’admiration du monde, depuis le 22 février 2019. Une flamme entretenue tous les vendredis qui ne doit pas perdre de son incandescence pour des considérations politiques étriquées.  

De Quoi j'me Mêle

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